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L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a marqué une avancée significative dans ses efforts pour intégrer les énergies renouvelables au cœur de ses opérations humanitaires. Désormais, les neuf hubs essentiels des Nations Unies situés dans l’État de Borno, au nord-est du Nigeria, fonctionnent grâce à l’énergie solaire, une initiative d’envergure lancée en 2024. Ce projet ambitieux représente la plus grande entreprise d’alimentation solaire jamais entreprise par l’OIM à l’échelle mondiale, soulignant un engagement fort envers la durabilité et l’efficacité.
Alimentation durable des hubs humanitaires
L’installation de 2000 panneaux solaires, totalisant une capacité impressionnante de 1250 kWp, transforme radicalement l’alimentation électrique des hubs. Chaque centre névralgique de l’aide humanitaire est équipé d’un système de stockage par batterie performant.
Cette modernisation réduit considérablement la dépendance coûteuse et polluante aux générateurs diesel. Elle assure également une alimentation électrique plus stable et une meilleure efficacité énergétique pour les opérations cruciales sur le terrain.
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En exploitant les énergies renouvelables, nous assurons non seulement une alimentation électrique plus stable pour les opérations humanitaires, mais nous nous alignons également sur les engagements mondiaux en matière d’action climatique et de durabilité, a affirmé Sharon Dimanche, cheffe de mission de l’OIM au Nigeria.
Cette transition énergétique illustre une vision claire pour un avenir plus durable dans le secteur humanitaire. Cette initiative témoigne de ce qui peut être réalisé grâce à la collaboration et à l’innovation, a-t-elle ajouté, soulignant l’importance des efforts conjoints.
Les hubs humanitaires de l’ONU dans l’État de Borno jouent un rôle indispensable en offrant un soutien logistique vital à plus de 1,3 million de personnes vulnérables. Au cours de l’année 2023, ces centres ont accueilli pas moins de 4580 travailleurs humanitaires dévoués. Ils leur ont fourni un hébergement sûr, une connectivité essentielle, des espaces de bureaux fonctionnels et des lieux dédiés à la formation continue.
Avant cette conversion significative, le fonctionnement de ces hubs reposait entièrement sur des générateurs diesel gourmands en ressources. Cette dépendance au diesel représentait une part considérable des dépenses opérationnelles, atteignant jusqu’à 40% des coûts totaux.
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Ce passage audacieux à l’énergie solaire met en lumière le potentiel immense des sources d’énergie renouvelable dans le contexte humanitaire complexe. Il offre une solution pérenne aux défis persistants d’alimentation électrique rencontrés fréquemment dans les zones isolées et hors réseau.
De plus, cette initiative contribue activement à la réduction significative des émissions de dioxyde de carbone (CO₂), s’inscrivant dans une démarche environnementale responsable. L’OIM démontre ainsi qu’il est possible d’allier efficacité opérationnelle et respect de l’environnement, ouvrant la voie à des pratiques plus durables dans l’aide humanitaire à travers le monde.
