Côte d’ivoire : Damana Pickass convaincu du retour de Gbagbo

Damana Pickass, cadre du Front Populaire Ivoirien (FPI) exilé au Ghana

Damana Pickass, en exil politique au Ghana, est sorti de sa réserve pour afficher sa confiance dans le prochain retour de Laurent Gbagbo, l’ancien président ivoirien incarcéré à La Haye. Il l’a fait savoir dans une déclaration dimanche 7 janvier 2018.

Damana Pickass toujours fidèle à Laurent Gbagbo

Damana Adia Pickass est ce cadre du Front Populaire Ivoirien (FPI) rendu culte par les images le montrant en train de déchirer des listings de la CEI en 2010. Un proche du président Alassane Ouattara tentait alors de lire des résultats non encore consolidés de l’élection présidentielle de 2010. Il s’est exilé au Ghana où il n’hésite pas à donner son point de vue sur la situation sociopolitique de la Côte d’Ivoire.

Revenu en juillet 2017 sur l'appel au pardon de Guillaume Soro, il a affirmé que cette déclaration n'était que de la poudre aux yeux en évoquant que l'ex-chef de la rébellion qui se définit comme un « homme de missions » n’est pas l'interlocuteur idéal pour une réconciliation sincère et crédible en Côte d’Ivoire.

Pour le président de la Coordination des patriotes en exil (COPIE) et les partisans du FPI (tendance Sangaré), la vraie clé de la réconciliation en Côte d’Ivoire reste le retour du président Laurent Gbagbo au pays. C’est donc dans ce sens que Damana Pickass a fait parler de lui en affirmant que. «Gbagbo et ses idées vont encore rediriger la Côte d’Ivoire.».

Cette phrase ressort régulièrement dans les rassemblements pour réclamer la libération de Gbagbo. Abou Dramane Sangaré, lors d'un meeting dans la ville de Duekoué (Ouest) avait précisé : « Dire que Gbagbo va revenir, ce n'est pas pour vous flatter. Le Woody sera bientôt parmi nous, préparons-nous à l'accueillir.» Ces affirmations qui sont plus un souhait qu'une décision déjà connue de la CPI donne beaucoup d'espoir dans le clan.

À noter que Damana Pickass et Stéphane Kipré, président de l'Union des nouvelles générations (UNG, opposition) sont tous deux poursuivis par la Justice ivoirienne. Ils sont accusés d’être les cerveaux d’attaques de postes de police et de gendarmerie à travers le pays.