"La nouvelle CEI est une mascarade", selon Jean Louis Billon

Jean Louis billon, cadre du Pdci-Rda
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 06 août 2019 à 16:36 | mis à jour le 06 août 2019 à 16:36

Jean Louis Billon, secrétaire exécutif en charge de la communication et de la propagande du PDCI-RDA, a réagi à l’adoption en séance plénière du projet de loi portant recomposition de la CEI, par le Parlement le week-end dernier.

« La CEI actuelle est une mascarade », selon Jean Louis Billon

Adopté la semaine dernière lors d’une séance plénière au Parlement ivoirien, le projet portant reforme de la Commission électorale indépendante, oppose pouvoir et formations politiques membres de l’opposition ivoirienne. Les adversaires du président Alassane Ouattara, émettent de sérieux doutes sur la crédibilité de cette institution qui aura en charge l’organisation de la future élection présidentielle.

Dans le même ordre d’idées, Jean-Louis Billon qui occupe le fauteuil du secrétariat exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire en charge de la communication et de la propagande. « Cette Commission électorale indépendante est une mascarade », confie-t-il dans une interview exclusive accordée au confrère le Temps et publiée lundi 05 août 2019.

À en croire l’ancien ministre du Commerce, cette CEI telle que configurée, ne saurait en aucun cas garantir aux Ivoiriens des élections « justes », « équitables » et « transparentes », comme souhaité par l’ensemble de la population ivoirienne.

Dans le camp présidentiel, cet avis n’est évidemment pas partagé. L'objectif visé à travers cette recomposition de la CEI, soutient le chef de l'État Alassane Ouattara, est de garantir la crédibilité des élections en 2020. « Notre objectif, à travers ce nouveau consensus, est de garantir des élections apaisées, transparentes et crédibles », a déclaré Alassane Ouattara lors de l’ouverture ‘’Des Journées portes ouvertes des Institutions de la République’’ la semaine dernière.


La nouvelle CEI comprendra 15 membres, contre 17 auparavant : un représentant du président de la République, un représentant du ministre de l'Intérieur, six de la société civile, six issus des partis politiques - équitablement répartis entre le pouvoir et l'opposition - et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature.