L' ONU en grosse difficulté financière, Antonio Guterres inquiet

L' ONU en crise financière
Par K. Richard Kouassi
Publié le 08 octobre 2019 à 10:52 | mis à jour le 08 octobre 2019 à 11:34

Les finances de l' ONU vont mal. L'institution internationale est confrontée à de réelles difficultés économiques à tel point qu'elle a du mal à boucler son budget pour le mois d'octobre. Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, affiche ses craintes.

L' ONU traverse une crise financière

Depuis septembre, l' ONU connait une crise financière. Selon l' AFP, le budget est plombé pour 230 millions de dollars. Antonio Guterres a fait savoir que des mesures urgentes doivent être prises afin de sortir l'organisation internationale de cette zone de turbulence. "À ce jour, les États membres n’ont versé que 70 % du montant total nécessaire aux activités inscrites au budget ordinaire de 2019", a déclaré le secrétaire général dans une note publiée le lundi 7 octobre 2019. Nous apprenons également que le patron de l' ONU a "écrit aux États membres le 4 octobre pour leur expliquer que les activités financées au moyen du budget ordinaire sont à un stade critique".

Il faut noter que de 2018 à 2019, en dehors des crédits destinés aux opérations de paix, le budget de l' ONU tend vers 5,4 milliards de dollars dont 22 % payés par les États-Unis. "En dernière analyse, ce sont les États membres qui sont responsables de la santé financière de l’Organisation", précise Antonio Gueterres.


Le secrétaire général des Nations unies n'a pas écarté le report des conférences et des réunions ainsi que la revue à la baisse des opérations de son organisation. L'AFP soutient que désormais, les voyages officiels sont réduits aux activités les plus essentielles. L' ONU prévoit également le report d'achats de biens et de services. Notre source ajoute que les États membres avaient refusé la proposition d' Antonio Guterres, visant à augmenter son fonds de roulement afin d'éviter les problèmes de trésorerie. Pour l'heure, les comptes sont au rouge.