8 ans après la chute de Gbagbo, Blé Goudé parle de Blaise Compaoré

Devant des journalistes burkinabè, Blé Goudé plaind Compaoré
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 18 octobre 2019 à 18:23 | mis à jour le 18 octobre 2019 à 19:40

Charles Blé Goudé a accordé une interview à une chaine de télévision burkinabè, qui sera diffusée le 20 octobre prochain. Le Président du Cojep a profité de ces échanges pour parler de Blaise Compaoré, l'ancien président burkinabè.

Devant des journalistes burkinabè, Blé Goudé plaint Compaoré

Charles Blé Goudé est en liberté sous conditions à La Haye à la suite de son acquittement devant la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI). Accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité durant la crise postélectorale, l'ancien leader des jeunes patriotes et son mentor, Laurent Gbagbo, s'étaient brouillés avec Blaise Compaoré, l'ancien chef de l'Etat du Burkina.

Ironie du sort, le président Compaoré a par ailleurs été renversé par une insurrection populaire, en octobre 2014, et s'est exilé en Côte d'Ivoire, où il a pris la nationalité ivoirienne dûment signée par le Président Alassane Ouattara.

Aussi, près d'une décennie après, beaucoup d'eau a coulé sous le pont, et les positions des adversaires d'hier semblent s'être ramolies au fil du temps. C'est ainsi que le Président du Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (COJEP) a tenu à compatir à la situation de l'ancien locataire du Kosyam (palais présidentiel burkinabè) devant la chaîne de télévision Panafricaine Burkinabé LCA (La Chaîne au Coeur de l'Afrique) dans l'émission "LE GRAND DEBAT".

Ayant connu l'exil (au Ghana), la détention au secret (à la DST d'Abidjan) et un long séjour carcéral à la prison de Scheveningen (à La Haye), sans oublier le procès marathon dans lequel il est empêtré devant la CPI, l'ancien ministre de la Jeunesse de Gbagbo a déclaré : « Le peuple, même sans arme, peut se faire droit. Et le burkinabè a estimé qu’il avait besoin de changement, et qu’il voulait passer à autre chose. Je pense que cela est à saluer. » Blé Goudé ajoute cependant : « Mais je ne peux pas applaudir le fait qu’un citoyen soit hors de son pays. Je sais ce que c’est comme douleur. Je ne peux pas applaudir les malheurs de Blaise Compaoré. »


Cette compassion exprimée par Charles Blé Goudé quant aux souffrances actuelles de Blaise Compaoré dénote de ce que le temps de la belligérance est totalement révolu, et que l'heure de la réconciliation entre tous les acteurs de la crise politique en Côte d'Ivoire a sonné.



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