Kemi Seba se prépare à "déloger" la France du Sahel

Kemi Seba se prépare à
Par K. Richard Kouassi
Publié le 08 décembre 2019 à 07:43 | mis à jour le 08 décembre 2019 à 09:33

Kemi Seba vient de durcir le ton encore contre la France. Dans une publication sur les réseaux sociaux, cet activiste anti-colonialiste annonce de grandes actions contre l'ex-puissance coloniale. Objectif: "déloger" le pays d' Emmanuel Macron de cette zone de l'Afrique.

Que prépare Kemi Seba contre la France ?

Lors du sommet de l'OTAN, au Royaume-Uni, du mardi 3 au mercredi 4 décembre 2019, Emmanuel Macron a convoqué cinq chefs d'Etat africains à l'Elysée le lundi 16 décembre. Il s'agit des dirigeants de la Mauritanie, du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad.

Le président français a lancé cette invitation d'un ton ferme, car il attend des clarifications sur "le cadre et les conditions politiques de l'intervention de la France au Sahel". Des réactions d'indignation ont fusé suite à la convocation du chef de l'Exécutif français.

Kemi Seba, de son vrai nom, Stellio Gilles Robert Capo Chichi, se présente comme un farouche détracteur de la Françafrique et un activiste anti-colonialiste. Il a des positions tranchées contre le franc CFA et appelle le continent africain à créer sa propre monnaie.

Kemi Seba, célèbre pour avoir brûlé en public un billet de 5 000 francs CFA, se prépare à "déloger la France coloniale du Sahel", peut-on lire dans une publication sur sa page Facebook.

"Nous le ferons de manière civilisée, stratégiquement mais, intellectuellement virulente", a-t-il prévenu. Ce Franco-béninois assure que plus jamais l'Afrique ne demandera l'autorisation pour "vivre décemment" car pour, lui "chaque peuple a le droit à l'autodétermination".


"Que Macron fasse son théâtre à Pau avec nos dirigeants africains du G5 Sahel ne changera rien à ce que nous préparons dans la rue en ce moment. Nous voulons la liberté et nous n'attendrons personne pour l'obtenir", a écrit Kemi Seba.

Il faut noter que la France a perdu treize soldats au Mali lors d'une collision de deux hélicoptères le 25 novembre 2019. Le bilan fait état de 41 soldats français tués au Sahel depuis 2013.