Rebondissement dans l'affaire Soro: Le régisseur de la MACA viré

Le régisseur de la MACA a été débarqué
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 17 janvier 2020 à 16:02 | mis à jour le 17 janvier 2020 à 16:09

Amoikon Monson a bel et bien été débarqué de son poste de régisseur de la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA) et a discrètement été remplacé par M. Koné Kleban. Ce limogeage, apprend-on, est la conséquence du transfèrement manqué des proches de Guillaume Soro survenu dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 janvier 2020 vers d'autres prisons du pays.

Le régisseur de la MACA bel et bien débarqué, voici son remplaçant

«C’est vous qui me l’apprenez. Je ne suis pas au courant d’une telle décision. En plus, je n’ai également reçu aucun document me notifiant une telle décision. Actuellement où je vous parle, je suis au travail, assis à mon bureau. Oui, les trois prisonniers ont été envoyés ailleurs, cette fois, avec des papiers qui m’ont été fournis », répondait M. Amoikon Monson au confrère L'Intelligent d'Abidjan suite à la rumeur faisant sur son limogeage au poste de régisseur de la MACA.

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 janvier dernier, un contingent de la Force de recherche et d'assistance de police (FRAP) faisait irruption dans les locaux de la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan, avec pour mission le transfèrement vers d'autres établissements pénitentiaires, des détenus proches de Guillaume Soro, interpellés lundi 23 décembre 2019. Ces agents des forces de l'ordre commis à cette tâche, avait-on appris, s'étaient heurtés à une fin de non recevoir de la part du désormais ex-régisseur de la MACA.

Mais les transfèrements avaient eu lieu le lendemain mercredi après la présentation des documents d’autorisation de transfèrement, dûment signés par le garde des sceaux, ministre de la Justice et des droits de l’Homme. Alain Lobognon, bras droit de l'ex-chef du Parlement ivoirien, a été conduit à la prison de Grand-Bassam, et Soul To Soul, son directeur de protocole, transféré à la prison de Toumodi.


Ces cadres du mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS) dont des parlementaires sont accusés d'atteinte à l'autorité de l' Etat, de trouble à l'ordre public et de divulgation de fausses nouvelles.