Après les violences, le message fort d'Hamed Bakayoko à Bonoua

Hamed Bakayoko, son message aux populations de Bonoua
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 28 août 2020 à 11:30 | mis à jour le 28 août 2020 à 12:28

Les violences inhérentes à la marche de l'opposition ont connu une tournure particulière à Bonoua. En pompier dans la localité, Hamed Bakayoko a tenu des propos très forts à l'égard de la population et surtout à la jeunesse.

Hamed Bakayoko: « Bonoua est un grand carrefour de brassage »

Bonoua a connu des heures chaudes les semaines dernières à cause des violences politiques qui se sont muées en conflits intercommunautaires. Des morts, des blessés et d'importants dégâts matériels, dont le commissariat de la ville qui a été incendié. Face à cette situation explosive, Hamed Bakayoko a entrepris de se rendre dans cette localité située à 75 km au sud d'Abidjan pour parler à la population. Aussi, jeudi 27, le Premier ministre était face à la royauté, aux chefs coutumiers, aux responsables administratifs, aux élus et cadres, ainsi qu'à la population pour leur adresser un message particulier.

« Ce qui s'est passé est très grave, et nous devons faire en sorte que cela n'arrive plus parce ce que Bonoua est un grand carrefour de brassage des peuples », a déclaré d'entrée le Chef du Gouvernement. À l'égard des chrétiens et musulmans, le ministre de la Défense leur a rappelé le message du « Aimons-nous les uns les autres » enseigné dans les Livres saints, avant de leur demander de maintenir la cohésion et du vivre ensemble à Bonoua.

Aux jeunes, HamBak a tenu à leur parler avec empathie : « Chers jeunes, je suis venu vous apporter un message. Un message, certes du Premier ministre, mais je suis votre grand-frère... Le Président Ouattara m'a nommé pour que moi je m'occupe de la jeunesse. » Poursuivant, le Maire d'Abobo ajoute : « Je veux vous demander de ne pas vous battre entre vous. Ne vous détruisez pas... Chers jeunes, sachez-le, quand nous les acteurs politiques faisons nos accords, nos arrangements, on ne vous appelle pas. Quand c'est bon entre nous en haut là-bas, on ne vous appelle pas. Mais quand on a des désaccords, c'est là qu'on vous appelle pour que vous puissiez porter par des batailles de rue, quelques accords. Vous devez dire non à la violence, non à la manipulation des jeunes. »


Notons qu'après Bonoua, le Premier ministre se rendra également à Gagnoa, Divo et Daoukro, d'autres villes ivoiriennes qui ont connu des manifestations violentes.




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