Présidentielle : La CEI en contradiction avec Ouattara

Ibrahime Coulibaly Kuibiert, chargé d'organiser la présidentielle ivoirienne
Par K. Richard Kouassi
Publié le 27 octobre 2020 à 09:47 | mis à jour le 27 octobre 2020 à 09:47

L'élection présidentielle ivoirienne est prévue pour le samedi 31 octobre 2020. À quatre jours de cet important scrutin, la tension est vive dans le pays qui est frappé par des scènes de violence. C'est d'ailleurs ce qui a conduit Alassane Ouattara à réduire le nombre de bureaux de vote sur l'étendue du territoire national. Mais visiblement, le chef de l'Etat n'est pas en accord avec la CEI (Commission électorale indépendante), l'institution chargée d'organiser l'élection.

Présidentielle, Ouattara réduit les bureaux de vote

La situation demeure tendue en Côte d'Ivoire à cinq jours de la tenue de l'élection présidentielle du 31 octobre 2020. Depuis l'appel à la désobéissance civile lancée par les candidats Henri Konan Bédié (Parti démocratique de Côte d'Ivoire, PDCI) et Pascal Affi N'guessan (Front populaire ivoirien), le pays connait plusieurs manifestations contre le 3e mandat d'Alassane Ouattara. "Nous ne nous sentons nullement concernés par l’élection présidentielle en l’état actuel des choses et appelons nos militants à faire barrage au coup d'Etat électoral qui se prépare", avait lancé l'ancien Premier ministre ivoirien. À Abidjan comme dans des villes de l'intérieur, répondant au mot d'ordre de l'opposition, des populations ont battu le pavé pour protester contre la candidature du président sortant.

Malheureusement, plusieurs morts ont été signalées à la suite des manifestations et la violence est montée d'un cran. L'opposition ivoirienne durcit le ton et est déterminée à faire plier le candidat du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix).

Pour sa part, Alassane Ouattara assure que l'élection présidentielle aura bel et bien lieu. Et pour cela, il a annoncé des mesures dont la réduction du nombre de bureaux de vote. "Nous avons réduit le nombre de bureaux de vote de 22.000 à 10.000. Les forces de l’ordre seront chargées de les surveiller", a-t-il confié dans une interview accordée au Journal du dimanche.


Au lendemain de cette sortie, la Commission électorale indépendante (CEI) a désavoué le chef de l'Etat à travers un communiqué. L'institution dirigée par Ibrahime Coulibaly Kuibiert a précisé que "les nombres de lieux de vote (10 815) et de bureaux de vote (22 381) restent inchangés sur le territoire national et à l'étranger". La CEI vient là de désavouer publiquement le candidat Alassane Ouattara.




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