Accident ferroviaire en Espagne : 68 morts, Adif sur la sellette
L’accident ferroviaire en Espagne survenu mercredi 28 octobre 2026 près d’Urda, dans la province de Tolède, a fait au moins 68 morts selon un bilan provisoire de la Protection civile. Un AVE de la Renfe a percuté l’arrière d’un train Iryo à l’arrêt. Le pays entre ce jeudi dans trois jours de deuil national.
Il était un peu moins de 9 heures sur la ligne à grande vitesse qui relie Madrid à l’Andalousie. L’AVE, parti de Madrid vers Séville avec près de 400 personnes à bord, a heurté par l’arrière le train de la compagnie privée Iryo, immobilisé sur la voie avec environ 150 passagers. Sous le choc, deux voitures de l’Iryo ont déraillé et dévalé un talus.
Une quinzaine de blessés restaient entre la vie et la mort mercredi. La porte-parole du gouvernement de Castille-La Manche, Esther Padilla, a prévenu que le chiffre allait « très certainement augmenter ». La Garde civile a demandé aux proches au premier degré des passagers de venir donner leur ADN pour les identifications.
Accident ferroviaire en Espagne : pourquoi les trains ont-ils roulé ?
Le ministre des Transports, Óscar Puente, a donné une première chronologie dans l’après-midi. Vers 8 h 30, le système de contrôle de la gare d’Urda tombe en panne. Un tronçon de 69 kilomètres se retrouve privé du LZB, le dispositif de sécurité qui surveille la vitesse et l’espacement des trains, alors qu’une demi-douzaine de convois y circulent. Selon le ministre, c’est le centre de contrôle d’Adif, le gestionnaire du réseau, installé à la gare d’Atocha, qui décide de faire repartir les trains.
Óscar Puente a qualifié cette décision d’« inexplicable » et parlé d’un accident « vraiment invraisemblable ». Il a écarté toute démission. L’enquête judiciaire est confiée au tribunal d’Orgaz.
Pedro Sánchez s’est rendu sur place en milieu de journée. Sur Instagram, le chef du gouvernement a promis que les responsabilités seraient établies : « S’il y a eu des négligences ou des défaillances, on le saura. Et on agira avec fermeté. »
Deuil national et campagne suspendue
Le deuil national court jusqu’au samedi 31 octobre. La catastrophe frappe un pays en pleine campagne pour les législatives anticipées du 29 novembre : le PP, le PSOE et le Frente Amplio ont annulé leurs activités de la journée, Vox a maintenu son agenda. Ursula von der Leyen a résumé l’émotion européenne d’une phrase : « L’Europe est aujourd’hui en deuil. »
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C’est la deuxième catastrophe sur cette ligne en moins d’un an. Le 18 janvier, à Adamuz, dans la province de Cordoue, une collision entre trains à grande vitesse avait coûté la vie à 46 personnes. Mercredi, la circulation était interrompue entre Madrid et l’Andalousie.
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Rédigé par
Patrice DamaJe suis Patrice Dama, journaliste et analyste politique passionné. À travers mes chroniques sur Afrique sur 7, je propose un regard critique et engagé sur l’actualité, afin d’éclairer les grands enjeux politiques et sociétaux du continent. Suivez-moi pour découvrir mes analyses et mes prises de position sur les débats qui façonnent notre époque.
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