Armes chimiques : 26 experts de 14 pays formés en Côte d’Ivoire
Vingt-six spécialistes de 14 pays francophones et partenaires suivent depuis le 27 octobre 2026, en Côte d’Ivoire, un cours avancé de protection contre les armes chimiques. La formation, organisée avec l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) à l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT), s’achève le 3 novembre par un exercice intégré.
Détection, décontamination, gestion des urgences, soins aux victimes : pendant huit jours, les stagiaires passent de la théorie aux gestes. Le programme combine un cours et un exercice de niveau avancé consacrés à l’assistance et à la protection en cas d’attaque ou d’accident chimique.
Armes chimiques : pourquoi former des experts en Côte d’Ivoire ?
Parce que la menace ne se limite pas aux arsenaux militaires. Loic Luyeye, représentant de l’OIAC, a rappelé que l’Afrique est exempte de ces armes, mais que les produits toxiques utilisés chaque jour dans l’agriculture, l’industrie et les mines font peser des risques permanents. Une fuite dans une usine ou un stock de pesticides mal géré peut avoir des conséquences graves pour la population.
D’où le choix de cibler les premiers intervenants. L’assistance technique de l’OIAC se concentre sur ceux qui arrivent les premiers sur les lieux, et sur le renforcement des capacités régionales de protection. Un pompier ou un médecin mal préparé peut devenir lui-même une victime.
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L’AILCT, vitrine sécuritaire d’Abidjan
La session est organisée conjointement par l’OIAC, le Secrétariat permanent de la commission pour l’interdiction des armes de destruction massive en Côte d’Ivoire (SPCIADM-CI) et l’AILCT. Son directeur général, le général de brigade Kouamé Joseph Allah, a appelé les participants à un engagement moral et intellectuel sans faille. Face au terrorisme et à la barbarie, a-t-il soutenu, la civilisation ne doit jamais reculer d’un pouce.
Cette session confirme le rôle de plateforme régionale que la Côte d’Ivoire revendique en matière de sécurité. Au printemps, le pays avait déjà reçu des unités d’élite étrangères, comme nous l’avions raconté dans notre article sur l’accueil de forces spéciales de plusieurs pays en Côte d’Ivoire.
Ce que les participants rapporteront chez eux
Chaque délégation repartira avec des savoir-faire immédiatement utiles : repérer une substance dangereuse, isoler une zone, décontaminer des personnes et organiser leur prise en charge. Pour les États les plus exposés aux groupes armés, ces compétences complètent la lutte antiterroriste classique.
Pour Abidjan, l’enjeu est aussi diplomatique. En accueillant l’OIAC, le pays affiche son engagement en faveur de la prévention des risques chimiques et de la sécurité régionale. Les autres dossiers de défense sont à suivre dans notre rubrique sur l’actualité ivoirienne.
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Prochaine étape : l’exercice final du 3 novembre
La formation se conclura le mardi 3 novembre 2026 par la mise en situation des 26 stagiaires. Cet exercice intégré doit vérifier que les techniques de détection, de décontamination et de secours apprises pendant la semaine fonctionnent ensemble, en conditions proches du réel.