Au Burkina Faso, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a exhorté vendredi dernier, les usagers des réseaux sociaux au pays à ne pas commenter, partager ni approuver certaines publications visant les hautes autorités de l’État. L’annonce a été faite dans un communiqué de l’institution.
Burkina Faso : le Conseil supérieur de la communication appelle les usagers des réseaux sociaux à la vigilance
Dans son communiqué rendu public le vendredi 13 février 2026, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a mis l’accent sur le comportement des internautes au Burkina Faso face aux contenus diffusés en ligne. L’organe de régulation insiste sur la nécessité de ne pas amplifier, volontairement ou non, des messages qu’il considère comme nuisibles à la stabilité nationale.
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Pour le CSC, il s’agit d’une « campagne de désinformation sur les réseaux sociaux numériques visant le dénigrement systématique des hautes autorités de l’État burkinabè ». L’institution évoque des « publications malveillantes et tendancieuses portant sur des faits montés de toutes pièces et des propos falsifiés ou sortis de leur contexte ». Elle estime que ces contenus auraient pour objectif de « semer le doute et la confusion au sein de l’opinion publique et à fragiliser la cohésion sociale dans le contexte actuel de notre pays ».
Le conseil précise aussi que ces actions seraient menées par « les ennemis du peuple dont certains sont hors du pays au regard de leur similitude et récurrence ». Face à cette situation, le CSC rappelle que « l’espace numérique n’est point une zone de non-droit » et souligne qu’il est de la responsabilité de tous d’éviter que, « sous le prétexte de la liberté d’expression, les réseaux sociaux ne deviennent des vecteurs de déstabilisation sociale ».
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Au-delà du constat, l’élément central du communiqué réside dans l’appel explicite adressé aux internautes au Burkina Faso. Le CSC invite le public et les usagers des réseaux sociaux à faire preuve de « prudence et de discernement », en « n’accordant aucun crédit à ces publications malveillantes ». Le Conseil indique par ailleurs que « des actions sont en cours, en étroite collaboration avec les autres services compétents de l’État, pour le suivi rigoureux des contenus et pour une application stricte de la loi ».

