C’est l’actualité très chaude de ces dernières heures sur la planète. Le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse ont été capturés par les forces spéciales des États-Unis dans la nuit de vendredi à samedi. En Afrique, plusieurs condamnent cet acte du gouvernement de Donald Trump.
Nicolas Maduro capturé par les États-Unis : L’Afrique du Sud très ferme
Depuis cette opération militaire américaine qui a conduit aux frappes sur Caracas et à l’enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse, les réactions se multiplient partout dans le monde. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dit que c’est un dangereux précédent et que le droit international n’a pas été respecté. En Afrique, de nombreuses voix se sont déjà fait entendre. L’Union africaine (UA) a bien pesé ses mots. L’organisation ne prononce pas de condamnation directe de l’action militaire des États-Unis au Venezuela, mais un rappel clair des principes. L’Union africaine réaffirme son attachement au droit international, au respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elle a insisté aussi sur l’importance du dialogue, du règlement pacifique des différends et appelle l’ensemble des parties à la retenue.
De son côté, l’Afrique du Sud est plus ferme suite à l’enlèvement de Nicolas Maduro. Pretoria parle d’une violation manifeste de la Charte de l’ONU. Elle rappelle que le droit international n’autorise pas d’intervention militaire extérieure dans les affaires internes d’un État souverain. L’Afrique du Sud appelle le Conseil de sécurité à se réunir d’urgence au côté de Caracas.
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Aussi, le chef de la diplomatie vénézuélienne, Ivan Gilles, affirme avoir multiplié les échanges avec les dirigeants africains. Il évoque des messages de solidarité venus notamment de la Namibie, du Burkina Faso et du Liberia, dont la ministre des Affaires étrangères assure que son pays, membre non permanent du Conseil de sécurité, demandera des mesures et une condamnation des attaques du 3 janvier.
Le Venezuela dit également avoir échangé avec les chefs de la diplomatie du Tchad, de l’Angola, du Niger et de la Gambie. Tous, selon le Venezuela, attachés au respect de la Charte des Nations unies et au rejet de toute ingérence étrangère.

