Abidjan : Deuxième visite de Faure Gnassingbe à Ouattara, en 6 mois

Le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbe en visite à Abidjan
Par Ange Tiémoko
Publié le 03 avril 2018 à 20:38 | mis à jour le 04 avril 2018 à 08:10

Le président togolais, Faure Gnassingbe, confronté depuis plusieurs mois à des manifestations de l'opposition contre son régime a rendu mardi sa deuxième visite, en moins de six mois à son homologue ivoirien, Alassane Ouattara.

Ambiance de l'arrivée de Faure Gnassingbe à Abidjan

Arrivé à 11h11 (GMT et locale) à l’aéroport Felix Houphouët-Boigny d’Abidjan, M. Gnassingbe a été accueilli par M. Ouattara devant près de 200 personnes réunies sur le tarmac, de petits drapeaux togolais en mains, et qui scandaient les noms des deux présidents.

"Je suis en Côte d’Ivoire, pour une visite d’amitié et de travail", a déclaré le chef de l’Etat togolais, à la presse.

Conduit au Palais présidentiel d’Abidjan Plateau (Centre des affaires), Faure Gnassingbe a été ensuite reçu en audience, pendant plus de trois heures par Alassane Ouattara. Un tête-à-tête entre les deux hommes, dont aucune déclaration n’a filtré.

En visite officiel en novembre à Abidjan, M. Gnassingbe a qui l’opposition togolaise reproche "la mainmise de sa famille sur le pouvoir d’Etat depuis plus 30 ans" et réclamé son départ, a promis le dialogue politique au Togo entre le pouvoir et l’opposition.

"Quelque soit les situations, tout doit se tenir par le dialogue. Et ce dialogue est en cours de préparation. Pour dialoguer, il faut être deux et ma seule voie ne suffit pas. Les tractations sont en cours. Je pense que d’ici quelques semaines, ce dialogue pourra s’ouvrir", a déclaré M. Gnassingbe.

A peine entamé, fin février 2017, le dialogue politique inter-togolais, dont le Ghana fait office de médiateur, a été suspendu et reportée sine die, à cause de la question du retour à la Constitution de 1992, après quelques jours.


En novembre, à Abidjan, Faure Gnassingbe avait déclaré qu’il ignorait si cela était envisageable pour l’instant.

Au Togo, l'opposition continue de maintenir la pression sur le gouvernement en organisant régulièrement de grands rassemblements dans le pays pour exiger une réforme constitutionnelle et le départ immédiat de Faure.