Mali: Maïga dément les tirs à balles réelles sur les manifestants

Maïga, premier ministre malien dément les tirs de balles rélles tirés par les forces de l'ordre

Le Premier ministre malien Soumeylou Boubeye Maiga a démenti dimanche les tirs à balles réelles par ses services de sécurité sur les manifestants de l’opposition, regroupés samedi devant le siège de l'Alliance démocratique pour la paix (Adp-MALIBA), dans un communiqué.

Soumeylou Boubeye Maiga contrarie l'opposition malienne

"J’ai appris avec indignation à travers un communiqué au nom du Cabinet du chef de file de l’opposition politique que mes services de sécurité ont tiré à balles réelles sur des manifestants du samedi, regroupés devant le siège de l’ADP-Maliba, a dit M. Maiga.

Poursuivant, le Premier ministre a démenti "formellement et avec vigueur cette affirmation mensongère et calomnieuse" qui selon lui, "relève de l’affabulation et n’a d’autre but que de distraire le peuple".

Il a ajouté que le gouvernement malien a des "préoccupations du moment que sont la paix et la sécurité pour des élections transparentes, justes et crédibles", appelant au "sens de la responsabilité et de la mesure des uns et des autres pour relever ensemble le défi des élections 2018 réussies, gage de stabilité" du pays.

Préoccupée par l’évolution de la situation au Mali et les violents affrontements déclenchés lors de cette manifestation, le Secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres a appelé toutes les parties au "calme et à la retenue, et a exhorté les acteurs politiques et de la société civile à privilégier le dialogue pour maintenir un environnement propice à la tenue d’élections crédibles et transparentes".

Le chef de file de l’opposition malienne Soumaila Cissé a accusé le pouvoir d’avoir orchestré des violences et les services de sécurité du PM d’avoir tiré à balles réelles sur des manifestants. Lui et les autres membres de l’opposition ont annoncé une nouvelle marche le vendredi 08 juin pour "l’égal accès à la télévision nationale, des élections transparentes et contre des violences policières".