Mali : Présidentielle 2018, candidat officiel, IBK défend son bilan

IBK officiellement candidat à la présidentielle malienne
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 29 mai 2018 à 12:54 | mis à jour le 29 mai 2018 à 12:54

A deux mois du scrutin, IBK a officiellement annoncé sa candidature à l'élection présidentielle. Mais, le président malien devra bien défendre son bilan pour assurer sa réélection à la tête du Mali.

IBK en route pour un second mandat ?

Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK est officiellement engagé à défendre les couleurs de son parti et de la coalition politique qui le soutient à la présidentielle du 29 juillet prochain. Loin d'être une surprise, l'annonce de cette candidature a cependant suscité de vives polémiques quant au bilan du président sortant.

Arrivé au pouvoir en 2013 alors que le Mali était aux prises à des groupes armés sécessionnistes, le président malien a réussi, avec l'aide de la France, des Nations unies et d'autres partenaires internationaux, à stabiliser quelque peu son pays. Toutefois, le Nord-Mali et le centre demeurent toujours sous la menace des groupes terroristes qui y ont fait irruption depuis mars 2012.

Le premier citoyen malien soutient par ailleurs que lors de son premier mandat, il s'est évertué à engager plusieurs chantiers de développement pour mener son pays à l'émergence. Il demande donc un second pour parachéver le travail qu'il a entamé. La bravoure et l'héroïsme du jeune malien Mamoudou Gassama n'ont pas été passés sous silence par le président Keïta.

Aussi, entend-il capitaliser ses efforts pour le relèvement du Mali lors du prochain scrutin présidentiel. Sa récente visite d'amitié et de travail en Côte d'Ivoire lui a donc permis de rencontrer la communauté malienne forte d'environ 2,5 millions de personnes.

Mais pour l'opposition malienne, le bilan du président IBK est totalement indéfendable, d'autant plus que sa gouvernance était émaillée d'improvisation et d'inefficacité. A en croire Soumaïla Cissé, chef de file de l'opposition, la question sécuritaire et la réconciliation ont été totalement laissées en friche par le pouvoir malien. Raison pour laquelle il demande aux citoyens maliens d'opter pour l'alternance afin de voir leur pays sortir de sa torpeur.


La « Coalition pour l'alternance » entend donc mettre tout en œuvre pour faire du dernier challenger du président IBK, le prochain président du Mali. Dès le 7 juillet prochain, date d'ouverture officielle de la campagne électorale, cette coalition compte aller à l'assaut des électeurs afin de leur traduire ses aspirations « Ensemble Restaurons l'espoir ». La bataille s'annonce donc très rude entre la dizaine de candidats déjà déclarée pour cette élection présidentielle.




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