Bamako:La police disperse plus de 2.000 manifestants de l’opposition

Soumaila cissé et ses manifestants dispersés
Par Yacouba Bamba
Publié le 02 juin 2018 à 14:30 | mis à jour le 02 juin 2018 à 14:30

La police malienne a dispersé samedi matin plus de 2.000 manifestants de l'opposition dont des leaders politiques, réunis au siège de Alliance démocratique pour la paix (Adp-MALIBA) et qui s'apprêtaient à marcher pour exiger, notamment la libération de la télévision nationale ORTM, a constaté un journaliste de ALERTE INFO.

Les manifestants de l'opposition gazés à Bamako.

Vêtus de tee-shirts rouge et blanc, ces militants dont certains tenaient des drapeaux du Mali étaient présents depuis 06 h 00 (GMT et locale) au siège de la formation politique.

Les échauffourées ont éclaté après que les leaders politiques et manifestants ont signifié signifiant aux policiers qu'ils n'avaient pas le droit de les rejoindre au siège.

Réunis au sein du siège de l'ADP MALIBA, des leaders de l'opposition malienne dont soumaila Cissé, Tiébilé Dramé, honorable Amadou Thiam, Mamadou Igor Diarra ont été ciblés par des jets de gaz lacrymogènes. À 10h00, ces opposants étaient toujours bloqués au siège de la formation politique, encerclée par les policiers.

Au moins deux manifestants ont été battus par près d'une dizaine de policiers parmi lesquels on dénombre un blessé, évacué par une ambulance, a constaté un journaliste de ALERTE INFO.

"Ils (les policiers) ont tiré des balles réelles", a déclaré Baba Traoré 57 ans, à un journaliste de ALERTE INFO, exigeant "la démission du Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maiga", qui selon lui est à "l'origine de cette violence à l'endroit des manifestants".


"Ils n'ont qu'à nous tuer et sommes tous prêts à mourir", a indiqué l'un des manifestants, Moussa Diarra, 30 ans.

Fin mai les leaders de la coalition pour l'alternance ont annoncé une marche pour "libérer L'ORTM des griffes du pouvoir" et exiger "la tenue d'une élection transparente". La marche a été interdite par le gouverneur de Bamako, en raison du couvre-feu décrété sur l'étendue du territoire depuis avril 2017.




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