Dakar/Khalifa Sall:L'Etat dénonce une dénaturalisation des textes de la Cedeao

Khalifa Sall

La conférence des leaders de la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby au pouvoir) a dénoncé la "campagne d’intoxication" tendant à dénaturer la décision de la cour de justice de la Cedeao qui avait estimé le 29 juin dernier que les droits du maire de Dakar Khalifa Sall avaient été " violés", dans un communiqué transmis à ALERTE INFO.

La coalition au pouvoir dénonce une intoxication dans le procès Khalifa Sall

"Considérant la décision rendue par la Cour de justice de la CEDEAO, la conférence des leaders, après avoir dénoncé les campagnes de désinformation et d’intoxication tendant à dénaturer le contenu et la portée de la décision rendue par ladite Cour qui n’a jamais demandé la libération et la cessation des poursuites des prévenus", indique le communiqué.

Le même document précise que la conférence des leaders "encourage le Macky Sall à poursuivre les efforts engagés pour la reddition des comptes".

Le 29 juin, la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avait estimé que les droits de Khalifa Sall condamné fin mars à 5 ans de prison ferme dans l'affaire de la caisse d'avance de la mairie de Dakar ont été "violés".

Evoquant la présidentielle de 2019, la conférence des leaders de la mouvance au pouvoir a appelé à la "mobilisation pour préparer, dans la discipline et la détermination, les opérations de collecte des parrains dans les jours à venir".

Accusé d’avoir détourné 1,8 milliards F CFA dans le cadre de la caisse d’avance de la maire de Dakar lors de son jugement en instance, Khalifa Sall était déclaré entre autres coupable des délits "d’escroquerie aux deniers publics", et de "complicité en faux en écriture de commerce".

Avant de rendre son verdict le 30 mars dernier, le juge avait déclaré Khalifa Sall coupable entre autres de délits, dont "escroquerie aux deniers publics" et "faux et usage de faux", mais avait écarté les délits "d’association de malfaiteurs et de blanchiment d’argent".

Le tribunal avait également déclaré que l’Etat du Sénégal n’avait pas subi de préjudice, car la somme en cause est totalement la "propriété" de la ville de Dakar.