procès putsch au Burkina: Les avocats des parties civiles saluent la "constance" de Korogo

Des avocats félicitent Korogo lors du procès du putsch manqué
Par Jean-Marc Bouazo
Publié le 07 novembre 2018 à 09:35 | mis à jour le 07 novembre 2018 à 09:35

Les avocats des parties civiles ont salué mardi la "constance" du commandant Abdoul Aziz Korogo, poursuivi pour son rôle présumé au putsch manqué de septembre 2015 au Burkina, dont les déclarations sont jugées avoir peu varié de la phase d’instruction a son passage à la barre.

Pour sa constance, Korogo félicité lors du procès du putsch manqué

Le commandant Abdoul Aziz Korogo, chef de corps par intérim de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), qui est à son deuxième jour d’interrogatoire à la barre dans le cadre du procès du putsch manqué, est resté constant dans ses déclarations depuis la phase d’instruction, ont estimé les avocats des parties civiles.

Toutefois, certains avocats des parties civiles, dont Me Guy Hervé Kam, lui reprochent de se retenir de "dire des choses qui pourraient compromettre ses coaccusés".

Abdoul Aziz Korogo fait partie avec les généraux Gilbert Dienderé (chef de l’ex-RSP, la garde rapprochée de l'ancien président Blaise Compaoré chassé du pouvoir en octobre 2014) et Djibrill Bassolé (ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré), le colonel-major Boureima Kéré (ex-chef d’état-major particulier du président de la transition Michel Kafando) et l’ex-bâtonnier Mamadou Traoré, des cinq derniers accusés à être interrogés à la barre.

Mardi, le commandant, poursuivi pour complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, meurtres, coups et blessures volontaires, des faits qu’il ne reconnait pas, est revenu sur le fait qu’il était défavorable au putsch.

''Pour pouvoir dire non au général Diendéré (considéré comme le commanditaire du putsch) il me fallait être sûr de ma force'', s'est défendu le commandant Korogo.

-"En pareille situation, il ne faut pas se jouer les Rambo, sinon vous mourrez pour rien", a-t-il poursuivi.

84 personnes (dont neuf en fuite) sont poursuivies essentiellement pour "attentat à la sûreté de l’Etat", lors du putsch avorté de septembre 2015.

La résistance populaire à la tentative de coup d’Etat a officiellement fait 14 morts et une quarantaine de blessés.



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