Pauvreté en Afrique : Mamadou Koulibaly accuse les Africains

Mamadou Koulibaly  et la Pauvreté en Afrique

La pauvreté en Afrique avance. « D’ici 2030, près de neuf personnes extrêmement pauvres sur 10 seront africaines », selon David Malpass, tout nouveau président de la Banque mondiale (BAD). Le successeur de Jim Yong Kim s’exprimait à l’occasion des réunions du printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, tenues le jeudi 11 avril 2019, aux États-Unis, précisément à Washington. Ces propos n’ont pas manqué de faire réagir l’Ivoirien Mamadou Koulibaly qui estime que « les Africains eux-mêmes sont les premiers responsables de leur pauvreté ».

Pauvreté en Afrique, pour Mamadou Koulibaly, « les Africains eux-mêmes sont les premiers responsables»

La pauvreté recule partout sauf en Afrique. Le sujet a été abordé le jeudi 11 avril 2019, au cours des réunions du printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, à Washington. David Malpass l’a clairement affirmé à cette rencontre. En 2030, si rien n’est fait, environ neuf personnes sur dix vivant dans une pauvreté extrême seront africaines. Mamadou Koulibaly s'est exprimé sur la question.

David Malpass, à la tête de l’institution financière depuis le vendredi 5 avril 2019, en remplacement de Jim Yong Kim qui a démissionné le 31 janvier 2019, après sept ans de présidence, a également estimé que « ce fait est extrêmement troublant, car il met en péril le principal objectif de la Banque mondiale, qui est de mettre fin à la pauvreté extrême à l’horizon 2030 ». Pour Mamadou Koulibaly, les raisons de cette situation ne doivent pas être cherchées ailleurs. L’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire pense que les Africains sont la cause de leur propre malheur.

« Les Africains eux-mêmes sont les premiers responsables de leur pauvreté », a commenté l’actuel maire d’ Azaguié, commune située dans le sud de la Côte d’Ivoire, dans le département d’Agboville. Le professeur d’économie fonde sa réflexion autour de trois axes. D'abord, il avance que les Africains « s’offrent le droit d’être mal gouvernés ». Mamadou Koulibaly fait partie de ceux qui pensent qu’« un peuple a les dirigeants qu’il mérite ». En clair, les peuples africains refusent tout changement pouvant améliorer leurs conditions de vie. C’est la raison pour laquelle le transfuge du Front populaire ivoirien soutient que ceux-ci s’arrogent le droit d’être mal gouvernés.

La pauvreté en Afrique liée au manque de liberté économique

Secundo, Mamadou Koulibaly ajoute que les Africains « refusent la liberté économique comme toutes les libertés proclamées par les Lumières occidentales ». En clair, si l’on s’en tient aux propos de l’économiste et enseignant-chercheur, la liberté économique, tant clamée dans les pays africains, ne serait que de la poudre aux yeux.

L’homme qui a obtenu son agrégation en économie en 1997, à l’université Aix-Marseille III de France accuse les Africains de croire « encore à la société magique » dans laquelle tout s’obtient avec un bâton magique.

Mamadou Koulibaly: "Aveu d'échec de la Banque mondiale ?"

À en croire Mamadou Koulibaly, qui se définit comme un politicien de "ruptures et de réformes", si la Banque mondiale a pour objectif d'oeuvrer au développement de l'Afrique, les propos de David Malpass sonneraient alors comme un aveu d'échec. En tout cas, les chiffres fournis par l'institution en 2018 ne sont pas reluisants pour l'Afrique.

Le Rapport 2018 sur la pauvreté et la prospérité partagée montre que les pays peuplés issus de l'Afrique subsaharienne et d'Asie du Sud renferment le plus grand nombre d'habitants vivant dans une extrême pauvreté.

Un autre rapport, le Rapport triennal de la banque mondiale, publié le 19 septembre 2019, révèle que la pauvreté touche 41 % de la population de l'Afrique subsaharienne.

Ces données statistiques