Côte d'Ivoire: Education nationale, une autre menace plane sur l'école

La ministre de l'Education nationale
Par K. Richard Kouassi
Publié le 19 avril 2019 à 14:52 | mis à jour le 19 avril 2019 à 17:30

L'éducation nationale est fortement éprouvée depuis un moment. A quelques mois de l'organisation des examens de fin d'année par le ministère de tutelle, la quiétude des élèves risque d'être troublée par une véritable menace qui plane sur l'école.

Education nationale, une grève annoncée

Les grèves à répétition qu'a connues l'école ivoirienne pourraient refaire surface le mois prochain. Le système éducatif risque d'être perturbé par la grève notifiée par le Syndicat national des enseignants et personnels du privé laïc de Côte d'Ivoire (SYNEPPLACI). En effet, au cours d'une assemblée générale tenue le mercredi 17 avril 2019. Cette association interprofessionnelle a annoncé une grève illimitée qui débute le lundi 6 mai.

L'ordre du jour de l'assemblée générale extraordinaire portait sur les informations et résultats des négociations, les représailles sur l'ensemble des personnels, les concertations et décisions, mais aussi le stock des arriérés. Au sortir des discussions, il faut retenir que le SYNEPPLACI a décidé d'entamer une grève illimitée à compter du lundi 6 mai 2019.

Camara Oumar, secrétaire général du syndicat, a appelé à un strict respect du mot d'ordre de grève jusqu'au " règlement diligent " des revendications. Mercredi 8 mai, le SYNEPPLACI entend amorcer un mouvement de protestation à la présidence de la République et à la Primature. Selon Camara Oumar, son organisation se fera entendre grâce à une marche qui la conduira aux tours administratifs du Plateau.

Notons que ce syndicat avait déjà levé son mot d'ordre de grève illimitée le mercredi 20 mars 2019. " Le bureau exécutif national, au nom des enseignants et des personnels non enseignants du privé laïc, demande la suspension pour un mois de la grève générale illimitée du 5 février 2019 avec effet le mercredi 20 mars 2019 ", disaient ses responsables dans un communiqué.

Encore un dossier brûlant sur la table de Kandia Camara

La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle devra de nouveau faire face à une grève d'enseignants. Kandia Camara a eu maille à partir avec les enseignants du primaire et du secondaire qui avaient paralysé l'école ivoirienne pendant plus d'un mois. La situation avait nécessité l'implication personnelle du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Les grévistes réclamaient une revalorisation de leurs indemnités et leurs primes, mais également la fin des cours de mercredi.

Le bras de fer entre les enseignants et la tutelle avait conduit à deux mois d'arrêt de cours dans les établissements scolaires. Malgré les recommandations du gouvernement ivoirien invitant à la reprise des cours, les salles de classe étaient restées fermées. Finalement, les enseignants ont repris le chemin de l'école le lundi 25 mars. Mais certains parmi eux y ont laissé des plumes avec la suspension de leurs salaires et le gel des comptes bancaires par les autorités ivoiriennes.

Avec l'annonce de la grève du SYNEPPLACI, une épée de Damoclès plane sur l'école ivoirienne. Faut-il craindre une nouvelle période sombre pour le système éducatif ivoirien ?



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