Sri Lanka: Le bilan des attentats s'alourdit, plusieurs arrestations

Le Sri Lanka a été endeuillé dimanche dernier
Par Mael Espoir
Publié le 24 avril 2019 à 15:46 | mis à jour le 24 avril 2019 à 15:46

Le nouveau bilan des attentats au Sri Lanka du dimanche dernier s'est alourdi ce mercredi à 359 morts selon la police locale, qui a interpellé 58 suspects au total. Cette attaque a été revendiquée par le groupe jihadiste État islamique.

Le bilan des attentats au Sri Lanka s'alourdit à 359 morts

Le bilan des attentats du dimanche de Pâques au Sri Lanka continue se s'alourdir, passant à 359 morts et au moins 500 blessés, a informé la police sri-lankaise dans la matinée de ce mercredi 24 avril. Ces attaques terroristes, qui font partie des plus meurtrières depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-unis, ont été revendiquées par l'Organisation État Islamique (EI).

La police a en effet annoncé l'arrestation de 18 personnes dans la nuit de mardi à mercredi, en plus des 40 personnes interpellées depuis dimanche. "Nous avons mené des opérations dans trois lieux et arrêté 17 suspects. Un autre suspect a été interpellé dans un autre endroit. La police a arrêté et incarcéré au total 58 personnes depuis dimanche.'' a indiqué le porte-parole de la Police Ruwan Gunasekera.

Selon le vice-ministre sri-lankais de la Défense, Ruwan Wijewardene, les attentats du dimanche ont été commis par neuf kamikazes, dont une femme '' Huit assaillants ont été identifiés pour le moment, dont l'un d'eux avait étudié en Grande-Bretagne et en Australie. Le chef du groupe islamiste sri-lankais, responsable des attaques, s'est suicidé à l'hôtel Shangri-La de Colombo'', a-t-il précisé.

Pour sa part, le Premier ministre sri-lankais, Ranil Wickremesinghe a affirmé, ce mardi lors d'un entretien avec la presse, qu'il existe des liens entre les auteurs des attentats et certains pays étrangers. "Nous avons suivi cette affirmation, il y avait des soupçons sur des liens" avec l'Organisation Etat islamique'' a-t-il poursuivi.

De son coté, le ministre du Secteur public, Lakshman Kiriella, a remis en cause certains responsables des services de renseignements sri-lankais qui, selon lui, ont délibérement caché des informations qui leur avaient été fournies sur un risque d'attentats, et de n'avoir rien fait pour les empêcher.

"Les informations étaient disponibles, mais les responsables des services de sécurité n'ont pas fait ce qu'il fallait", a-t-il accusé devant le Parlement, ce mardi, tout en révélant que les services de renseignements indiens avaient prévenu dès le 4 avril leurs homologues sri-lankais d'un risque d'attentats-suicides contre des églises, des hôtels et des responsables politiques.



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