Côte d'Ivoire : Alassane Ouattara met en garde Bédié et l'opposition

Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 25 juin 2019 à 14:00 | mis à jour le 25 juin 2019 à 14:00

Le climat de tension née des divergences d'opinions entre l'opposition ivoirienne conduite par Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, président du RHDP, a conduit le dernier cité à prendre des mesures vigoureuses concernant la présidentielle prochaine.

La sévère mise en garde d'Alassane Ouattara contre Henri Konan Bédié et l'opposition

Les relations entre les deux hommes, Alassane Ouattara et son allié d'hier, l'ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, se sont de plus en plus détériorées depuis leurs désaccords sur les questions du RHDP unifié et de l'alternance politique en 2020. Henri Konan Bédié qui a depuis lors pris les rênes de l'opposition, ne cache plus sa volonté de faire mordre la poussière à son rival.

Pour Alassane Ouattara, cette recomposition politique du pays est de bonne guerre en ce sens qu'elle permet de clarifier les positions des uns et des autres sur leur appartenance à l'houphouëtisme. "La recomposition du paysage politique dans notre pays est une bonne chose. Elle confirme la clarification. Cela nous donne à présent deux grands groupes que sont les Houphouëtistes et les anti-Houphouëtistes (...)", dira-t-il.

Le chef de l'Etat Alassane Ouattara se dit également ouvert à la reforme de la Commission électorale indépendante (CEI), en vue de l'organisation d'élections crédibles et transparentes. Mais n'entend pas pour autant tolérer le désordre qui s'annonce à quelque 16 mois de l'élection présidentielle de 2020. "Aucun désordre ne sera toléré en 2020", prévient-il. "On ne vas pas traîner dans les réunions", indiquera-t-il à propos de la reforme de la CEI.

Gouvernement et opposition entretiennent un dialogue de sourd autour de la question de la reforme de la commission électorale indépendante comme recommandé par un arrêt de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples en 2016. Alors que le chef de l'Etat Alassane Ouattara et son gouvernement se disent lassés par ces réunions "sans issus" autour de cette épineuse question, l'opposition a de son côté déjà déclaré l'échec des discussions engagées entre les deux parties depuis janvier 2019.


Face à cette situaation, Henri Konan Bédié et l'opposition qu'il dirige, entendent maintenir la pression sur le gouvernement pour obtenir la reforme en profondeur de l'institution comme recommandé par la CADHP.