Burkina Faso : Attaque meurtrière de djihadistes, le bilan s'alourdit

Les djihadistes endeuillent le Burkina Faso
Par K. Richard Kouassi
Publié le 20 août 2019 à 16:22 | mis à jour le 20 août 2019 à 16:24

Une attaque meurtrière menée au Burkina Faso par des djihadistes a endeuillé le pays le lundi 19 août 2019. Le bilan est lourd : vingt-quatre militaires tués, sept blessés et cinq personnes portées disparues.

Les djihadistes endeuillent le Burkina Faso

Lundi 19 août 2019, le Burkina Faso a été secoué par une attaque meurtrière menée par des djihadistes contre le détachement militaire de Kotougo, dans la Province du Soum. Le bilan établi par l' Etat-major qui avait fait état d'une dizaine de morts s'est alourdi le mardi, selon un communiqué des Forces armées nationales du Burkina Faso.

Selon l' Agence France presse, qui cite une source sécuritaire, "les assaillants ont effectué plusieurs tirs à l’arme lourde, incendiant une grande partie du camp de base et des engins". L'État-major indique qu' "en réaction à cette attaque barbare, une vaste opération aérienne et terrestre de ratissage a permis de neutraliser de nombreux assaillants".

Mardi 20 août, un communiqué émanant du chef d'État-major général des armées a dressé un nouveau bilan de l'attaque. "Suite au communiqué du 19 août relatif à l'attaque du détachement militaire de Kotougo (Province du Soum), le bilan actualisé du côté des Forces armées nationales se présente ainsi qu'il suit : vingt-quatre (24) militaires décédés, sept (7) blessés, cinq (5) toujours recherchés, ainsi que des dégâts matériels", peut-on lire dans la note.

Le chef d'État-major précise par ailleurs que "les opérations aériennes et terrestres se poursuivent". Il a donc demandé aux "populations des zones concernées" à garder la sérénité et à observer les mesures de sécurité prises.

"Le chef d'État-major général des armées compatit profondément à la vive douleur ressentie en ces instants particuliers par les familles des disparus, et invite nos vaillants soldats à rester déterminés", conclut le communiqué.

Jusque-là, l'attaque de Nassoumbou dans la province du Soum, en décembre 2016, demeurait la plus meurtrière avec douze morts.



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