Malade, Djibril Bassolé évacué en France : Le rôle joué par Macron

Djibril Bassolé paie 30 millions de francs CFA pour son évacuation
Par K. Richard Kouassi
Publié le 29 janvier 2020 à 17:01 | mis à jour le 29 janvier 2020 à 18:01

Condamné à dix ans de prison dans l'affaire du putsch manqué de 2015 au Burkina Faso, Djibril Bassolé a été évacué en France. L'ancien ministre burkinabè de la Sécurité souffre d'un cancer du peritoine qui a nécessité son évacuation. Il a quitté le Burkina Faso le mardi 28 janvier 2020.

Djibril Bassolé paie 30 millions de francs CFA pour son évacuation

Cela faisait six mois que les proches de Djibril Bassolé sollicitaient son évacuation hors du Burkina Faso pour des raisons de santé. Finalement, l'ex-ministre des Affaires étrangères a pu quitter Ouagadougou le mardi 28 janvier 2020 pour rejoindre la France. "C’est un ouf de soulagement parce que ça fait un long moment que nous sommes en attente de cette décision, bien sûr tout en restant très prudent. Je souhaite qu’il puisse partir le plus tôt possible, qu’il puisse avoir accès à des soins adéquats, à des soins appropriés", a confié Aziz Dabo, l'un des responsables du parti Nouvelle alliance du Faso.

Djibril Bassolé, âgé de 62 ans, était apparu affaibli. Les autorités burkinabè avaient cru bon de conduire ce proche de Blaise Compaoré au centre hospitalier universitaire de Tingandogo. Selon des informations, Djibril Bassolé est arrivé à Paris dans la nuit du mardi 28 janvier 2020. Si le procureur militaire a donné son accord pour l'évacuation du général burkinabè, l'ancien ministre a dû débourser la bagatelle somme de 30 millions de francs CFA en guise de caution, précise RFI, qui avance que les autorités françaises ont pesé lourd pour que Djibril Bassolé atterrisse à Paris.


Elles lui ont accordé un visa renouvelable de trois mois. "Tout cela a été compliqué. Il a fallu depuis de très nombreux mois beaucoup de démarches. En dernier lieu, un courrier que j’ai adressé au président de la République, monsieur Emmanuel Macron, avant le sommet de Pau, démarche que j’avais voulue discrète. Il y a eu un alignement des planètes, la France a fait un geste humanitaire que je veux saluer parce que je comprends que tout cela n’a pas été de soi. Évidemment, j’aurais préféré, comme sa famille, que ce rapatriement se fasse plus tôt compte tenu de l’accélération de l’aggravation de son état de santé ces derniers mois. Mais le geste est fait et il va être soigné", a déclaré William Bourdon, l'un de ses avocats.