Burkina Faso: 36 civils tués dans une attaque djihadiste dans le nord

Burkina Faso : Une attaque djihadiste  fait 36 morts dans le nord du pays
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 22 janvier 2020 à 11:26 | mis à jour le 22 janvier 2020 à 11:59

36 civils ont perdu la vie, lundi 20 janvier 2020 au Burkina Faso suite à une attaque djihadiste dans le nord du pays, a-t-on appris de source officielle.

Burkina Faso : Une attaque djihadiste fait 36 morts dans le nord du pays

36 civils ont péri lors d’une attaque terroriste dans la commune de Barsalogho, province du Sanmatenga, Région du Centre-Nord, dans la soirée du lundi 20 janvier. Selon le communiqué des autorités burkinabè, les assaillants ont d’abord abattu 32 personnes à Nagraogo, puis s’en sont pris à quatre autres villageois au niveau de Alamou.

« Le lundi 20 janvier 2020, un groupe armé terroriste a fait irruption dans le marché de Nagraogo, y a abattu 32 de nos concitoyens, brûlé le marché et, dans son repli, (en) a abattu quatre autres au niveau du village d’Alamou. Cette attaque a également fait trois blessés. », indique le communiqué des aurorités.

Tout en condamnant cette attaque, le gouvernement burkinabè a décrété un deuil national de quarante-huit heures sur toute l’étendue du territoire. Les réjouissances populaires, les manifestations à caractère récréatif sont interdites. Les drapeaux sont mis en berne sur tous les édifices publics et dans les représentations du Burkina Faso à l’étranger.

La région nord du Burkina Faso fait l'objet de recurrentes incursions de terroristes armés depuis la chute de l'ancien président Blaise Compaoré. Face à ces «attaques répétées » contre les populations, le gouvernement a lancé un appel à une « franche collaboration avec les forces de défense et de sécurité et au renforcement de la solidarité entre Burkinabés ».

La région sahelienne, celle à cheval entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, est regulièrement investie par des groupes armés terroristes. La semaine dernière, une attaque meurtrière avait fait plus de 89 soldats tués dans les rangs de l'armée nigerienne.


Le 13 janvier dernier à Pau, les pays du G5 Sahel, dont le Mali et le Niger et le Tchad également confrontés aux attaques djihadistes, ont décidé de poursuivre leur collaboration avec la force française Barkhane, présente sur le terrain pour également combattre efficacement cette menace djihadiste.