Samba David se braque contre la décision de retrait de la CADHP

Côte d'Ivoire : Samba David  se braque contre la décision de retrait de la Cour africaine
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 03 mai 2020 à 18:34 | mis à jour le 03 mai 2020 à 18:34

Samba David, coordonnateur national de la coalition des indignés de Cote d’Ivoire, a exprimé dimanche 3 mai 2020, son opposition au retrait par la Côte d'Ivoire de sa déclaration de compétence à la Cour africaine des droits de l’homme.

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C’est une sortie qui vient s’ajouter aux nombreuses interpellations des associations de défense des droits de l’homme, suite à la décision de la Côte d’Ivoire de retirer sa déclaration de reconnaissance de la compétence de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples.

La décision du gouvernement ivoirien est la conséquence directe de l’arrêt de l’institution judiciaire panafricaine, lui ordonnant la suspension des procédures visant l’ancien chef du Parlement ivoirien, Guillaume Soro, ainsi que 18 de ses proches détenus dans des prisons ivoiriennes.

«La coalition des indignés de Côte d'Ivoire, après avoir parcouru les motifs de ce revirement spectaculaire, s'étonne que notre pays qui a toujours sollicité la justice internationale pour régler les problèmes entre ivoiriens, revendique une souveraineté judiciaire », a laissé entendre Samba David.

L'homme dit ne pas comprendre que ce retrait puisse intervenir au moment où la Côte d’Ivoire est sommée de libérer « les détenus politiques » pro-Soro et de suspendre toutes les poursuites contre l'ancien Président de l'Assemblée nationale.

« La coalition des indignés s'oppose à ce retrait unilatéral d'un gouvernement qui est à 6 mois de la fin de son mandat (...) La coalition des indignés demande à la société civile ivoirienne et aux défenseurs des droits de l'homme, de se mobiliser pour que notre pays retrouve une dignité judiciaire », a-t-il lancé.


Au peuple de Côte d'Ivoire, Samba David a demandé d'exiger le respect de sa volonté au gouvernement ivoirien. Il a ensuite interpellé la Communauté internationale sur ce qu'il qualifie de « recul de la démocratie » en Côte d'Ivoire.