C’est officiel ! Le parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) a son candidat pour la prochaine élection présidentielle. Il s’agit de l’inamovible Henri Konan Bédié, président historique du parti, qui a répondu favorablement, samedi 20 juin dernier, à la demande des délégations de son parti.
Bédié, candidat du PDCI; le FPI se cherche toujours
Le PDCI a décidé de confier son destin à Henri Konan Bédié, son président âgé de 86 ans. L’initiative a été favorablement accueillie par le Sphinx de Daoukro qui a promis à ses hôtes, de porter haut le drapeau du parti à ce scrutin.
« Oui je vous le dis ! Je ferai don de ma personne en mémoire de tous les sacrifices consentis par nos vaillants et braves militants et l’ensemble de notre personnel politique du sommet à la base », a promis le candidat du PDCI-RDA.
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«Je reçois cette demande de candidature comme une mission de salut public découlant d’une attente forte de la base, m’imposant ainsi l’obligation de compétir », a-t-il ajouté.
La candidature d’Henri Konan Bédié qui devrait être actée lors de la convention prévue à cet effet en juillet prochain, intervient dans un contexte socio-politique marqué par la précampagne électorale.
Outre le PDCI-RDA, d’autres formations politiques dont LIDER, le RHDP et GPS ont déjà fait le choix leurs candidats. Mais au Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo qui baigne depuis 6 ans dans des « querelles intestines », c’est le statu quo à moins de 5 mois de la présidentielle.
Les discussions engagées depuis février dans l’intention de réunifier le FPI, ont pris du plomb dans l’aile et l’ex-parti au pouvoir risque de se retrouver avec deux candidats à savoir Laurent Gbagbo pour l’aile dure du parti, et Pascal Affi N’guessan, le président de la branche légale.
Si pour le député de Bongouanou, les chances d’être éligible à la prochaine élection, restent intactes, ce n’est visiblement pas le cas pour l’ex-président ivoirien dont le procès se poursuit à la Cour pénale internationale.
En plus de ses démêlés judiciaires avec la Cour basée à la Haye, Laurent Gbagbo a été condamné en novembre 2018 par la justice ivoirienne à 20 ans de prison dans l’affaire du « braquage » de la BCEAO.
Toute chose qui compromet sérieusement les chances du fondateur du FPI, de candidater à l’élection présidentielle, comme le stipule l’article 4 du code électoral nouveau.
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«Ne sont pas électeurs les individus frappés d’incapacité ou d’indignité notamment les individus condamnés pour crime ; les individus condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis pour vol escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux (…) ; et les individus en état de contumace », indique le code électoral.
Or, pour être candidat, « il faut tout d’abord être électeur ». La tendance Gbagbo ou rien (GOR) du FPI, prendra-t-elle le risque d’aller à cette élection avec un Laurent Gbagbo, éliminé d’office? La réponse à cette épineuse question sera connue avant le 31 juillet, date butoir pour le dépôt des candidatures.
