Arrestation des femmes de GPS, Affoussy Bamba en colère contre ADO

Des femmes leaders de GPS, Affoussy BAmba indignée
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 14 août 2020 à 14:37 | mis à jour le 14 août 2020 à 15:44

Lors de la marche de l'opposition contre le 3e mandat d'Alassane Ouattara, ce jeudi 13 août, de nombreux manifestants ont été arrêtés, dont des femmes de GPS. Affoussy Bamba, avocate de Guillaume Soro et membre de ce mouvement politique, a posté un tweet dans lequel elle fustige le régime Ouattara.

Affoussy Bamba dénonce l'emprisonnement des femmes leaders de GPS

Alassane Ouattara a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2020, en remplacement d'Amadou Gon Coulibaly, candidat désigné du RHDP, décédé à la suite d'un infarctus.

Mais cette annonce du président ivoirien, contrairement à sa volonté annoncée, devant le Congrès, de prendre sa retraite politique définitive, ne trouve pas l'assentiment de l'opposition. Voilà pourquoi les leaders de l'opposition ont appelé leurs militants et sympathisants à des marches éclatées à travers le pays.

Mais les forces de l'ordre, massivement déployées pour faire barrière à ces marches non autorisées, n'y sont pas allées de main morte. C'est ainsi que plusieurs manifestants ont été appréhendés, dont Anne Marie Bonifon, présidente de Générations et peuples solidaires section Côte d'Ivoire, et certains responsables de son bureau.

A la suite de Guillaume Soro, Affoussy Bamba est également montée au créneau pour dénoncer cette arrestation. Dans un tweet, l'ancienne ministre de la Communication a déclaré : "Symbole fort ! Le régime dictatorial de Monsieur @AOuattara_PRCI (Alassane Ouattara) vient de montrer son visage hideux ! Terrorisé et faible, au point d'emprisonner des femmes leaders de #GPS #CIV225. Leur seul tort, dire non à la violation de notre Constitution. Non au 3e mandat !"

Notons que le RHDP et l'opposition sont totalement divisés à propos de la candidature d'Alassane Ouattara. Alors que les opposant dénoncent un 3e mandat anti-constitutionnel, les proches du pouvoir évoquent plutôt le 1er mandat de la 3e République.


D'où l'interpellation des juristes et autres constitutionnalistes qui ont participé à la rédaction de cette loi fondamentale, notamment le Pr Ouraga Obou, pour venir éclairer la lanterne de ses concitoyens.






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