3e mandat : Bictogo met la communauté internationale à sa place

Adama Bictogo, Directeur exécutif du RHDP
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 30 septembre 2020 à 10:40 | mis à jour le 30 septembre 2020 à 12:22

Le ton est monté d'un cran entre les autorités ivoiriennes et la communauté internationale. Adama Bictogo, Directeur exécutif du RHDP, n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler que la Côte d'Ivoire est un État souverain.

Face aux pressions, Adama Bictogo met en avant la souveraineté de la Côte d'Ivoire

Le processus électoral est engagé et les autorités ivoiriennes n'entendent, en aucune façon, l'interrompre ou le suspendre en dépit des multiples pressions que ne cesse d'exercer la communauté internationale. C'est Emmanuel Macron, le président français, qui donnait le ton au déjeuner de travail à l'Élysée avec son homologue Alassane Ouattara lorsqu'il l'appelait à reporter le scrutin en vue de se retirer avec ses deux autres congénères et mieux organiser une transition générationnelle du pouvoir. À en croire Jeune Afrique, le président ivoirien a décliné cette proposition.

À la suite des Nations Unies, l'Union européenne (UE), la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) et autres organisations, c'est International crisis group qui vient dans un long rapport, de demander la Côte d'Ivoire de reporter les élections en vue de discuter pour aboutir à un consensus nécessaire entre les acteurs politiques ivoiriens pour parvenir à des élections inclusives et apaisées.

Guillaume Soro, ancien Président de l'Assemblée nationale, vient d'en rajouter une couche en lançant lors d'une interview accordée à un journal allemand : « Je demande à l'ONU et à l'Union européenne de prendre des sanctions contre le régime de monsieur Ouattara. »

Invité sur la Nouvelle chaîne ivoirienne (NCI), Adama Bictogo, Directeur exécutif du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), lors de l'émission « Sans réserve », s'est voulu formel : « La communauté internationale ne peut se substituer au Conseil constitutionnel de la Côte d'Ivoire, c'est une violation de la souveraineté de notre pays. »


Ironie du sort, dira-t-on, car lors de la crise postélectorale de 2010-2011, c'est bien cette même communauté internationale qui était intervenue pour permettre au Président Ouattara de prendre le dessus sur son adversaire Laurent Gbagbo, alors que le Conseil constitutionnel avait proclamé la victoire de ce dernier.




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