Boycott actif : Dialogue direct Gouvernement - Opposition, ce samedi

Dialogue direct Gouvernement - Opposition, ce samedi
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 17 octobre 2020 à 00:15 | mis à jour le 17 octobre 2020 à 01:41

L'opposition ivoirienne a lancé un mot d'ordre de boycott actif de la présidentielle 2020. Le gouvernement, sous la houlette du Premier ministre Hamed Bakayoko, vient d'appeler ces partis et groupements politiques à la table de discussion.

Gouvernement - opposition, l'organisation du scrutin présidentiel à l'ordre du jour

31 octobre 2020, les Ivoiriens sont appelés aux urnes pour élire un nouveau Président de la République. À cet effet, Alassane Ouattara, président sortant et candidat à sa propre succession, a lancé sa campagne électorale, ce vendredi, à Bouaké, la deuxième ville ivoirienne.

Pendant ce temps, deux de ses challengers, Henri Konan Bédié et Pascal Affi N'Guessan, ont lancé un mot d'ordre de boycott actif. Guillaume Soro, le Président de GPS, vient de rejoindre ce mouvement.

Nous apprenons d'ailleurs que dans de nombreuses localités ivoiriennes, des manifestations ont éclaté. Certains manifestants ont même mis le feu à des cartes d'électeurs, document nécessaire pour prendre part au vote. Des affrontements sont même signalés entre certaines communautés à l'est du pays.

Face à la tournure des évènements, Sidiki Diakité, « Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation convie les partis et groupements politiques ayant pris part au dialogue politique sur le processus électoral 2020, à une séance de travail placée sous la présidence effective de Monsieur le Premier Ministre, le samedi 17 octobre 2020 à 11 heures, dans la salle C de la Primature. »

Selon ce communiqué, "cette rencontre portera sur le cadre d’organisation du scrutin présidentiel du 31 octobre 2020 ». Aussi, « chaque parti ou groupement politique devra se faire représenter par deux personnes ».


À noter que cette rencontre se tiendra sous l'égide du Premier Hamed Bakayoko. Le Gouvernement entend tenir la date constitutionnelle, alors que l'opposition appelle à un report de cette élection. S'aventure-t-on vers un dialogue de sourds ou plutôt un consensus entre les acteurs politiques pour des élections apaisées ?




Articles les plus lus