RDC: Le procès de Daniel Ngoy Mulunda, ex-président de la CENI, divise

RDC : Ce qui est reproché à Daniel Ngoy Mulunda, ex-président de la CENI
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 21 janvier 2021 à 17:36 | mis à jour le 21 janvier 2021 à 17:53

En République démocratique du Congo (RDC), le procès de l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Daniel Ngoy Mulunda, s’est ouvert, le mardi 19 janvier 2021 à la prison de Kasapa, à Lubumbashi.

RDC : Le Procès de Daniel Ngoy Mulunda, ex-président de la CENI, s'ouvre sur fond de polémique

Le procès du pasteur Daniel Ngoy Mulunda, ex-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) congolaise, s’est ouvert tard dans la nuit du mardi 19 janvier 2021, sur fond de polémique, apprend-on des médias congolais. L’opinion publique congolaise est en effet partagée sur les raisons de l’arrestation de ce proche de Joseph Kabila, accusé d’incitation à la haine tribale, propagation de faux bruits et d’atteinte à la sûreté intérieure de l’ État. Alors que certains réclament en sa faveur un procès équitable, d’autres par contre souhaitent pour l’ex-président de la CENI, une peine sévère.

“Cet enlèvement crée frustrations et désolation dans le chef des filles et fils de l’espace Katangais, à savoir le Haut-Lomami, le Haut-Katanga, le Lualaba et le Tanganyika. Dénonçons avec la dernière énergie l’enlèvement du pasteur Ngoy Mulunda, digne fils du Katanga et exigeons sa libération immédiate sans condition”, ont réagi des élus katangais réunis au sein du Rassemblement des députés Katangais (RDK). Pour eux, il est clair que cette arrestation met à mal la liberté d’expression pourtant garantie par la constitution congolaise.

Ils ont par ailleurs sollicité une implication personnelle du chef de l’État, Félix Tshisekedi, dans le déroulement de ce dossier pour que justice soit rendue « dans l’intérêt de l’émergence d’un véritable État de droit ». Le pasteur Ngoy Mulunda a été arrêté dans sa résidence pour des propos tenus dans sa prédication lors du culte d’Action de grâce, le 16 janvier à l’occasion du 20e anniversaire de l’assassinat de Mzee Laurent-Désiré Kabila.


“Je donne le message à tous les autres et aux dirigeants de ce pays. Si vous voulez que le Katanga continue à être dans la RDC pour toujours et que nous puissions tous partager ce que vous manquez chez vous, le lait et le miel…, vous n’avez qu’à laisser Joseph Kabila en paix…”, avait-il déclaré dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.






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