Dès ce début d’année 2026, la Somalie prend la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies. Une partie des sièges non permanents de cette instance onusienne change aussi de titulaire pour l’année. La République démocratique du Congo (RDC), fait ainsi son grand retour plus de trente ans après sa dernière participation.
Conseil de Sécurité de l’ONU : La RDC veut porter la voix de l’Afrique
Ils sont cinq pays qui quittent le Conseil de sécurité de l’ONU en ce début d’année 2025. L’Algérie, la Corée du Sud, le Guyana, la Sierra Leone et la Slovénie. Ces pays sont remplacés par le Bahreïn, la Lettonie et la Colombie, ainsi que par deux nouveaux membres africains : le Liberia et la République démocratique du Congo. Il s’agit là, de la troisième participation congolaise à cette instance, après deux mandats exercés au début des années 1980 et 1990. « Nous porterons la voix de la RDC, mais aussi celle de l’Afrique », a même souligné la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Wagner.
#NewYork: Plus de 30 ans après sa dernière participation, la #RDC fait son grand retour dans le Conseil de sécurité de l'#ONU comme membre non permanent pour la période 2026-2027.https://t.co/QDGFaoS7TF pic.twitter.com/UFkrlQBiE7
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Ce grand retour de la RDC intervient alors que Kinshasa qualifie la situation sécuritaire dans l’Est de « guerre d’agression menée par le Rwanda ». L’objectif des autorités congolaises est de maintenir cette crise à l’agenda de l’ONU et de faire appliquer la résolution 2773, adoptée en février 2025, qui exige le retrait du groupe armé de l’AFC/M23 et des forces rwandaises. Ce siège de membre non permanent au sein du Conseil est ainsi important pour la diplomatie congolaise.
En intégrant à son tour ce groupe, la RDC espère désormais inverser la tendance et « à maintenir l’agenda congolais sur la table du Conseil de sécurité », comme l’explique Christian Moleka, coordinateur de la Dynamique des politologues de RDC.
