Emmou Sylvestre: "Siandou Fofana a été battu deux fois. Il veut une 3e fois"

Le maire Emmou Sylvestre (à droite) est très remonté contre son adversaire Siandou Fofana (RHDP)
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 01 mars 2021 à 12:14 | mis à jour le 01 mars 2021 à 12:15

À Port-Bouët, le maire Emmou Sylvestre semble visiblement très remonté contre Siandou Fofana, son adversaire du RHDP aux élections législatives.

Emmou Sylvestre (candidat du PDCI à Port-Bouet): "Dites à Siandou Fofana de se méfier parce que s’il continue, il ne viendra plus à Port-Bouët ici"

C’est l’une des plus grosses attractions du rendez-vous électoral du 6 mars prochain, date fixée en Côte d’Ivoire pour la tenue des élections législatives. Dr Emmou Sylvestre, candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), croisera le fer avec Siandou Fofana, membre du gouvernement ivoirien, candidat du parti dirigé par le président Alassane Ouattara.

La campagne est ouverte depuis le 26 février 2021 et c’est seulement le samedi dernier que le proche d’ Henri Konan Bédié a officiellement démarré sa campagne électorale. À l’occasion, le membre du bureau politique du PDCI-RDA, a livré les réelles motivations de sa candidature. « J'ai été influencé par le parcours de Hortense Aka Anghui, anciennement député-maire de la commune de Port-Bouët. Elle a d'abord été maire, ensuite députée. Je veux marcher dans ses pas. Aujourd'hui, je suis le deuxième maire de Port-Bouët et je veux être également député-maire. Je veux ressembler à Mme Aka Anghui», a d’entrée révélé le candidat Emmou Sylvestre.

Avant de se prononcer sur l’enjeu que revêt, pour lui, le scrutin du 6 mars prochain.«Les élections du 6 mars prochain sont un virage important pour la Côte d'Ivoire. Alors, chers parents, rendez-nous forts pour que nous nous occupions de Port-Bouët. C'est Port-Bouët qui nous intéresse. La Côte d'Ivoire doit changer, car elle a perdu ses valeurs. Nous devons aller à l'hémicycle pour la remuer pour que la Côte d'Ivoire change », a-t-il exhorté.

Et Dr Emmou Sylvestre de poursuivre: « Vous pouvez compter sur nous. On ne sera pas ces députés qui, une fois passés au ''restaurant'', oublient l'essentiel, c'est-à-dire être les porte-voix du peuple. On s'engage à rester dans la vision de défendre les pauvres », a promis le maire.

Le successeur de feu Hortense Anghui à la tête de la municipalité de Port-Bouët, dans le sud d’ Abidjan, a également saisi la perche que lui offrait le lancement de sa campagne, pour apporter la réplique à ses détracteurs, notamment son adversaire du RHDP. « Il raconte partout que j’ai reçu 17 milliards de FCFA de budget. Et Koumassi a eu 5 milliards de FCFA. Il est mon conseiller municipal, mais il ne connaît même pas le budget de la mairie de Port-Bouët. Je pense que c’est une question de niveau. Il n’a pas le niveau », a fustigé le candidat de la coalition de l’opposition.

Sévère mise en garde de Dr Emmou Sylvestre contre le candidat de Ouattara

Ce n’est pas la première fois que les deux hommes croisent le fer dans le cadre d’une élection. Déjà en octobre 2018, lors des élections municipales, Emmou Sylvestre a, à deux reprises, infligé une cinglante défaite à son adversaire du RHDP. Une première fois lors du scrutin du 13 octobre 2018, dont les résultats ont été annulés après un recours introduit par le candidat de l’ex-Rassemblement des républicains (RDR), puis une seconde fois lors des élections partielles du 16 décembre de la même année, également sanctionnées par une victoire écrasante du candidat d’ Henri Konan Bédié, avec plus de 62,65 % des suffrages exprimés contre 33,61 pour le ministre Siandou.


«Il a été battu honteusement deux fois. Il veut une 3e fois. Docteur Emmou a travaillé dur pour être là où il est arrivé, à la sueur de son front. Dites-lui de se méfier parce que s’il continue, il ne viendra plus à Port-Bouët ici», a prévenu le maire.

Le candidat Emmou Sylvestre bénéficie du soutien du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo dont le candidat désigné à cette élection, l’ancien ministre Justin Koné Katinan, a été disqualifié par la Commission électorale indépendante (CEI).






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