10 ans après, Laurent Gbagbo revient sur le bombardement du bunker

Élu par acclamation à la tête de son nouveau parti, le PPA-CI, Laurent Gbagbo a accordé une interview à France 24. C’est sans langue de bois que l’ancien président ivoirien a abordé tous les sujets, sans oublier le bombardement de sa résidence, en avril 2011.

Laurent Gbagbo : « Que vient faire la France dans une affaire de contestation électorale ? »

11 avril 2011, c’est dans les décombres de la résidence présidentielle d’Abidjan-Cocody que Laurent Gbagbo et ses proches, dont l’ancienne Première Dame Simone Ehivet Gbagbo, ont été pris par les forces proches d’Alassane Ouattara. Ces arrestations interviennent à la suite de onze (11) jours de bombardements des forces françaises agissant sous mandat onusien.

Après avoir été arrêté, l’ancien chef d’État a été emmené avec ses autres proches à l’Hôtel du Golf, QG électoral du Président Ouattara. Avant d’être déporté à Korhogo, puis transféré, sept mois plus tard à la Cour pénale internationale (CPI).

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Rentré en Côte d’Ivoire à la suite de son acquittement définitif à la Cour de La Haye, le Président Gbagbo a organisé le Congrès constitutif du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), dont il préside les destinées, après avoir abandonné le Front populaire ivoirien (FPI) à son ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan.

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Au lendemain de ce congrès, le Woody de Mama a accordé une interview à France 24. Entretien qui a permis à l’opposant historique à Félix Houphouët-Boigny d’évoquer son avenir politique, ses rapports avec Alassane Ouattara, la question de la réconciliation nationale et surtout de revenir sur son arrestation, en 2011, à la suite du bombardement de la résidentielle présidentielle qualifiée de « Bunker » au moment des faits.

« C’est lui (Nicolas Sarkozy) qui a bombardé la résidence présidentielle de Côte d’Ivoire », a pointé d’entrée Laurent Gbagbo, avant d’ajouter : « Il a envoyé les chars militaires français, encerclé ma maison pour me capturer comme un malfaiteur, comme un malfrat. » « Et je me suis demandé au fond : Que vient faire la France dans une affaire de contestation électorale en Côte d’Ivoire ? » s’est-il interrogé.


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