Bénin : les grandes orientations du secteur agricole à l’horizon 2033
Le Bénin définit les grandes orientations du secteur agricole à l’horizon 2033. Après le bilan des résultats obtenus en 2025, les autorités et les acteurs du monde rural ont défini de nouvelles orientations stratégiques. Celles-ci reposent sur trois axes majeurs à savoir : le soutien direct aux producteurs, la maîtrise de l’eau et l’industrialisation des facteurs de production. L’ambition est de faire de l’agriculture béninoise un moteur de croissance, capable de générer des revenus durables et de renforcer la souveraineté alimentaire du pays.
Bénin : une agriculture davantage axée sur les producteurs et éleveurs
Pour les nouvelles orientations dans le secteur agricole, le ministre béninois de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Adin Yéton Bloukounon Goubalan, insiste sur une approche centrée sur l’humain. Pour lui, l’évaluation des performances agricoles ne doit pas se limiter aux chiffres de production ou aux volumes exportés. Il insiste sur le fait que les agriculteurs et les éleveurs doivent être placés au cœur des politiques publiques, car ce sont eux les véritables piliers du secteur.
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Le ministre défend une vision qui oriente les investissements consentis sur le quotidien des agriculteurs et éleveurs. L’objectif selon l’autorité ministérielle est de faciliter l’accès aux intrants, garantir des revenus stables, des infrastructures adaptées et une meilleure résilience face aux aléas climatiques.
Investissements et facteurs de production dans les différentes filières
La stratégie envisagée repose sur une identification précise des besoins et des insuffisances propres à chaque filière. Les actions seront conduites par un dispositif intégré allant de la gouvernance à la transformation et à la commercialisation. Les filières prioritaires incluent les productions végétales, l’élevage, la pêche, l’aquaculture et l’économie bleue. Pour optimiser ces filières, le ministre met en avant la nécessité de bâtir une véritable industrie semencière, de développer des unités industrielles capables de soutenir la mécanisation agricole et de proposer des solutions adaptées aux contraintes liées à l’eau et au foncier.
Par ailleurs, un vaste programme d’investissement est prévu pour chaque filière, afin de renforcer la compétitivité et d’assurer une meilleure valorisation des produits locaux. La maîtrise de l’eau, par exemple, sera au centre des actions avec la mise en place de systèmes d’irrigation modernes et durables.
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Cap sur la transformation et l’économie bleue
L’industrialisation des facteurs de production permettra quant à elle de réduire la dépendance aux importations et de stimuler la transformation locale. Au cours d’une tournée en juin dernier, le ministre de l’Agriculture a rappelé la priorité que le pays accorde aux initiatives de transformation. Il a indiqué que le Bénin développe un programme mixte entre grandes et petites unités de transformation. L’ambition de renforcer la transformation locale implique selon le ministre la sécurisation de la matière première aux usines.
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L’économie bleue, encore émergente, sera développée pour exploiter durablement les ressources halieutiques et aquacoles. La vision du Bénin est de créer de nouvelles opportunités d’emploi. Ainsi, dans les sept prochaines années, le pays ambitionne de transformer son agriculture en un secteur moderne, compétitif et inclusif. L’objectif est non seulement de booster la production, mais aussi de garantir que les retombées profitent directement aux agriculteurs et aux éleveurs.
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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