L’AES revient vers la CEDEAO pour cette raison

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Malgré la brutalité qui a caractérisé leur séparation, les pays de l’AES et de la CEDEAO maintiennent une certaine proximité. Au cours d’une rencontre tenue à Bamako, les deux organisations ont convenu de travailler ensemble pour venir à bout d’un mal qui sévit dans la sous-région ouest africaine.

Lutte contre le terrorisme : l’AES et la CEDEAO se donnent la main

L’Alliance des Etats du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) annoncent une coopération dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. La réplique contre la menace terroriste nécessite une synergie d’actions entre les différents pays touchés. C’est visiblement ce qu’ont compris l’AES et la CEDEAO qui ont décidé de mettre de côté leurs divergences.

Selon plusieurs experts, le retrait brutal du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO a fragilisé les actions de la lutte antiterroriste. Des accords militaires qui existaient entre certains pays ont été résiliés, mettant fin à des coopérations entre les forces armées. C’est le cas du Bénin, qui, à cause de sa position dans la crise nigérienne, a perdu sa coopération militaire avec ce pays désormais dirigé par les militaires. Le même scénario avec le Burkina Faso a mis fin à son accord avec le Bénin.

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Ce rapprochement qui s’annonce entre l’AES et la CEDEAO pourrait favoriser la reprise des relations militaires entre les pays frontaliers pour une lutte efficace contre le terrorisme qui fait des morts au Bénin, au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Ces pays sont fortement touchés par le phénomène.

Préserver les intérêts des populations…

On retient de la rencontre de Bamako que la mise en place d’un cadre diplomatique entre l’AES et la CEDEAO n’a pas seulement pour objectif de lutter contre le djihadisme. Les deux organisations veulent aussi sauvegarder les intérêts de leurs peuples. Dans le communiqué final, les participants ont rappelé « la volonté des chefs d’Etat de la sous-région de privilégier l’intérêt supérieur des populations ouest-africaines en sauvegardant les acquis de l’intégration sous-régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens, jusqu’à la conclusion de nouveaux accords ».

Après le divorce, l’AES et la CEDEAO tentent de faire baisser la tension. Les nombreuses missions de médiations portent petitement des fruits. A la manœuvre, Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal et son homologue ghanéen John Dramani Mahama.

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Pour rappel, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont décidé unanimement de se retirer de la CEDEAO pour plusieurs. Ils ont entre autres évoqué le défaut de souveraineté de la CEDEAO qu’ils accusent d’être à la solde des occidentaux, particulièrement de la France. Selon les pays de l’AES, faisant allusion aux sanctions prises par la CEDEAO pour réprimer les coups d’Etat, l’institution sous-régionale, au lieu d’œuvrer pour le bien-être des populations, asphyxie économiquement les pays membres.


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