Au Mali, Synacor, principal syndicat des chauffeurs routiers du pays, a décidé de l’arrêt du travail. Ce qui a été le cas ce mardi 10 février 2026 au pays. Le 29 janvier, lors d’une attaque du Jnim entre la ville de Kayes et la frontière du Sénégal, au moins 12 chauffeurs avaient été exécutés. Le syndicat demande le rapatriement des dépouilles avant toute reprise des activités.
Mali : les chauffeurs routiers à l’arrêt
Alors qu’ils étaient réunis en assemblée générale ce lundi 9 février 2026 à Bamako, les chauffeurs routiers ont adressé un message aux autorités de transition du Mali en faisant état « de leur mécontentement face à la situation actuelle ». Dans un communiqué, les responsables du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers (Synacor) ont expliqué que les dépouilles de leurs collègues ont été « laissées sur le goudron » entre Diboli, à la frontière sénégalaise, et Kayes et ils exigent donc le rapatriement des corps avant toute reprise des activités.
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Les transports sont donc à l’arrêt et pour accentuer la pression, le syndicat a également décrété la suspension « de toutes les opérations, notamment de déchargement ». L’attaque d’un convoi de transports de carburant le 29 janvier dernier, aura traumatisé les professionnels du secteur car, si des chauffeurs ont déjà été tués par le passé, les jihadistes du Jnim ont cette fois abattu ou égorgé tous les chauffeurs arrêtés.
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En novembre 2025, dans une vidéo de propagande, le Jnim a indiqué que tous les transporteurs de carburants sont désormais des « cibles militaires ». Les autorités de transition, qui n’ont pas réagi à la suite de cette attaque, n’ont pas répondu au Syndicat des transporteurs.

