Le Sénégal franchit une étape majeure dans la modernisation de son système de santé. Le pays officialise un cadre politique dédié à la santé numérique. Cette initiative a pour ambition de structurer et d’amplifier les efforts de numérisation déjà entrepris dans le secteur médical.
Santé numérique au Sénégal : un nouveau cadre légal
Le Sénégal se dote d’un cadre politique pour encadrer la santé numérique. Cette décision a été validée récemment par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Sy.
Ce document fondamental vise une intégration profonde des technologies numériques dans l’ensemble des services de santé. Il ambitionne aussi une amélioration significative de leur gouvernance et de leur efficacité globale.
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Le ministre Ibrahima Sy a souligné avec insistance l’importance d’un travail plus collaboratif . Il s’agit de rationaliser les multiples initiatives numériques en cours. Ces actions sont souvent menées de manière isolée et gagneraient en synergie. « L’un des objectifs majeurs est d’éviter les chevauchements et d’optimiser les efforts », a-t-il déclaré.
Il a également mis en lumière le besoin urgent d’un cadre juridique solide. Ce cadre est indispensable pour assurer la sécurité et la confidentialité des précieuses données de santé des citoyens sénégalais.
Dans cette perspective d’évolution, un projet de loi novateur sur la santé numérique est en phase finale de préparation. Bientôt, ce texte législatif essentiel sera soumis à l’examen du Secrétariat général du gouvernement.
Son objectif principal est de réglementer formellement l’utilisation des technologies au sein du système de santé. Il définira des règles claires et précises pour la collecte, le stockage sécurisé et l’exploitation judicieuse des informations médicales.
Ces initiatives ambitieuses s’inscrivent dans le cadre plus large du Projet d’accélération de l’économie numérique (PAEN). Ce projet bénéficie d’un financement conséquent de la Banque mondiale, atteignant 150 millions de dollars et s’étendant jusqu’en 2028.
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Le PAEN a pour but principal de renforcer une connectivité haut débit et résiliente face aux défis climatiques. Il vise également à encourager activement l’adoption généralisée des services publics accessibles en ligne, notamment le Dossier patient informatisé (DPI).
Le programme prévoit une extension significative du Dossier patient informatisé (DPI) dès cette année. Six régions supplémentaires verront son déploiement. Cette expansion fait suite à une phase pilote concluante.
Cette phase s’est déroulée avec succès dans divers établissements de santé de Dakar, incluant les hôpitaux Abass Ndao et Thierno Birahim Ndao. Le centre de santé Khadim Rassoul et le poste de santé HLM Fass ont aussi participé à cette phase initiale.
Malgré ces avancées notables, des défis importants persistent et nécessitent une attention particulière. Un enjeu majeur consiste à prévenir une possible amplification des inégalités d’accès aux soins.
Cette amplification pourrait survenir avec la numérisation, surtout dans les zones rurales ou celles faiblement connectées. La démocratisation des outils numériques apparaît comme une nécessité.
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L’inclusion active des populations les plus vulnérables est tout aussi importante . La formation adéquate du personnel de santé se révèle déterminante pour le succès de cette transformation.
La réussite de cette mutation profonde dépendra aussi d’une gouvernance rigoureuse des données de santé. Cette rigueur est essentielle pour maintenir et renforcer la confiance des citoyens envers ces nouveaux systèmes numériques au Sénégal.
