Au Sénégal, la quasi totalité des 109 étudiants interpellés en début de semaine dans le cadre des violences sur le campus de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar ont été libérés. C’est suite à l’issue de leur audition ce mercredi 11 février 2026. Mais, la garde à vue de trois responsables d’organisations étudiantes a en revanche été prolongée.
Sénégal : violences à l’UCAD, l’audition des étudiants interpellés terminée
Au Sénégal, l’audition des étudiants interpellés dans le cadre des violences qui ont fait un mort sur le campus de l’Université Cheikh-Anta-Diop (Ucad) de Dakar lundi dernier a pris fin dans la soirée de ce mercredi 11 février 2026. Elle a pris fin vers 20 heures. Au total, cent neuf étudiants avaient été arrêtés pour leur implication dans les affrontements avec les forces de l’ordre. La plupart avaient été interpellés jusque dans leur chambre dans la journée de lundi.
Sénégal : 14 personnes arrêtées pour viol sur mineurs
Sénégal oriental : Bassirou Diomaye Faye clôt sa tournée avec un message fort
D’après l’Association des Jeunes avocats du Sénégal (Ajas) qui a accepté de représenter gratuitement les étudiants au commissariat central de Dakar, tous ont été libérés à l’issue de leur audition. Et ceci à l’exception de trois responsables d’organisations étudiantes, ce qui inquiète nombre de leurs homologues qui disent se sentir « traqués » et confient se cacher en lieu sûr. Face à la situation, certains ont organisé un point presse filmé depuis un endroit gardé secret dans l’après midi de mercredi pour dénoncer ce qu’ils considèrent être une grave atteinte à l’État de droit et à la liberté académique, avant de réclamer la libération immédiate de leur camarade.
Sénégal : violences à l’UCAD, le gouvernement s’explique
Sénégal : Ousmane Sonko visé par une plainte pour diffamation
De leur côté, les autorités appellent à respecter le temps de l’enquête. « Si d’éventuelles infractions devaient être constatées, les responsabilités devraient alors être constituées de quelque bord qu’elles puissent être. Je dis bien : de quelque bord qu’elles puissent être, et ce afin d’en tirer toutes les conséquences avec l’impartialité qui sied », déclare le directeur général de l’enseignement supérieur au ministère du même nom, le professeur Abdoul Aziz Diouf.

