Togo: L'opposition chez Akufo-Addo ce mercredi, voici la raison

L'opposition togolaise chez Nana Akufo-Addo

Quinze (15) partis de l’opposition togolaise se sont rendus à Accra, ce mercredi 7 mars, aux fins de rencontrer le président ghanéen Nana Akufo-Addo. Cette visite qui intervient au lendemain de l’ultimatum lancé par les opposants quant à reprendre les manifestations de rue.

L'opposition va consulter Nana Akufo-Addo à Accra

L’opposition togolaise est déterminée à descendre à nouveau dans la rue pour faire pression pour manifester contre le pouvoir de Faure Gnassingbé. Cette information a été rendue publique par un communiqué de la coalition de quatorze partis d’opposition réunis lundi dernier. En effet, après la suspension du dialogue politique, les responsables de l’opposition se sont sentis dupés par le pouvoir. Ce désenchantement est relatif à deux incidents survenus au lendemain de la suspension du dialogue politique.

Des militaires ont passé à tabac les populations de Kparatao, village d’origine du président du PNP, Tikpi Atchadam. Une attitude perçue comme étant contraire à l’esprit d’apaisement souhaité par les pourparlers intertogolais. En plus, le jeudi 1er mars, le pouvoir a nommé les présidents des CELI (Commission électorale locale indépendante), montrant ainsi sa volonté de continuer d'avoir une main mise sur le processus électoral.

Réfutant l'idée de laisser le pouvoir conduire ce processus de manière unilatérale, les quinze (15) partis d'opposition ont pris le vol pour Accra, ce mercredi, où ils s'entendront avec le président ghanéen, par ailleurs facilitateur du dialogue intertogolais. Cette forte délégation entend, sans aucun doute, avertir le médiateur des nouvelles manifestations projetées par l'opposition au cas où les choses demeuraient en l'état.

Cependant, le président Akufo-Addo, qui n'admettrait pas un échec de sa médiation, serait disposé à tout mettre en oeuvre pour ramener les parties autour de la table de discussion. À en croire la Lettre du Continent, le président togolais est discrètement soutenu par une majorité de chefs d'État de la sous-région pour ne pas lâcher une once de pouvoir à l'opposition.