Côte d'Ivoire : Les raisons du non retour d'exil de Justin Koné Katinan

Justin Koné Katinan resté en exil au Ghana

Justin Koné Katinan n'est visiblement pas sur le point de rentrer d'exil. Alors que plusieurs anciens hauts responsables de l'ancien régime rentraient au bercail, fin janvier, le porte-parole de Laurent Gbagbo a préféré rester au Ghana pour poursuivre le combat.

Justin Koné Katinan reste en exil au Ghana

S'il y a un pro-Gbagbo que les autorités ivoiriennes voulaient vaille que vaille voir extrader vers la Côte d'Ivoire, c'est bel et bien Justin Koné Katinan. L'ancien ministre du Budget de Laurent Gbagbo était en effet poursuivi pour le braquage de la BCEAO lors de la crise postélectorale de 2010-2011. Aussi, toutes les tentatives auprès des autorités ghanéennes pour rapatrier l'énarque vers Abidjan sont restées lettres-mortes jusqu'à ce qu'intervienne l'ordonnance d'amnistie prise par le Président Alassane Ouattara, le 6 août 2018.

Alors que les militants du FPI s'attendaient à voir l'enfant d'Arikokaha rentrer d'exil avec des militants et autres anciens ministres de l'ex-président ivoirien, que nenni. Katinan a préféré rester au Ghana pour poursuivre le "combat". Ainsi que l'indique Emile Guiriéoulou, ancien ministre de l'Intérieur et de la Sécurité : « Katinan est au Ghana pour continuer la lutte. »

Poursuivant, l'ancien sécurocrate du régime des Refondateurs ajoute : « C'est vrai, notre combat a porté. Laurent Gbagbo a été acquitté, mais le serpent n'est pas encore mort. Il faut continuer de le battre. La présence de Katinan et autres au Ghana participe d'une stratégie. Nous avons décidé de maintenir une équipe en arrière garde au Ghana, une équipe de veille. »

Notons que Koné Katinan s'est lancé dans une politique de dénonciation des pratiques françaises en Afrique et plus particulièrement en Côte d'Ivoire. Il n'a par ailleurs cessé de fustiger la gouvernance du Président Alassane Ouattara. Son retour d'exil n'est pour l'instant pas à l'ordre du jour. Il a pris la charge de la Coordination du Front populaire ivoirien en exil, en remplacement du ministre Guiriéoulou.