Reprise de la grève, Kandia Camara menace et appelle à la négociation

Kandia Camara menace les grévistes
Par K. Richard Kouassi
Publié le 13 mai 2019 à 17:26 | mis à jour le 13 mai 2019 à 17:26

Kandia Camara n' est pas disposée à admettre la reprise de la grève des enseignants le mardi 14 mai 2019. La ministre de l' Éducation nationale, de l' Enseignement technique et de la Formation professionnelle a ouvertement défié les grévistes, le dimanche 12 mai à Ouaragahio (Ouest de la Côte d'Ivoire).

Kandia Camara défie les grévistes

Kandia Camara était à Ouaragahio dans le cadre de l' inauguration du collège moderne de Brihi, dans la sous-préfecture de Bayota et des visites des travaux de voirie de Ouaragahio. La ministre de l' Éducation nationale, de l' Enseignement technique et de la Formation professionnelle a saisi l' occasion pour se prononcer sur la reprise de la grève dans le secondaire public, ce mardi 14 mai 2019.

"Celui qui ne veut pas enseigner peut aller ailleurs, et je le dis, je n'admettrai pas cette grève de mardi prochain. Je ne suis pas d' accord et je le dis haut et fort ici. Tout en enseignant qui se mettra en grève à partir de mardi va assumer les conséquences", a menacé la première responsable de l'éducation en Côte d' Ivoire. Kandia Camara a déjà bandé les muscles pour affronter les grévistes.

Kandia Camara a interpellé Pacôme Attaby "et ses camarades de la COSEFCI (Coalition du secteur éducation/formation de Côte d' Ivoire) à revenir à la table de négociations si tant est qu'ils veulent que l' école continue, si tant qu' ils veulent faire leur travail d' enseignants, si tel est le cas, nous allons continuer à discuter avec eux".

Et la secrétaire générale du Rassemblement des républicains (RDR) d' ajouter : "Trop, c' est trop, ça ne peut pas continuer. Je dis que la vie est un choix. Ou bien, ils ont choisi de venir à l' éducation par vocation parce qu' ils veulent servir le pays et aider les enfants ivoiriens à réussir ou alors ils sont venus pour faire la politique ou alors ils sont venus pour s' amuser. Je ne suis pas là pour m' amuser parce que l' école n' est pas un lieu d' amusement."

Aussi curieux que cela paraisse, Kandia Camara, après avoir tenu des propos crus, invite les enseignants à la table de négociations. "Nous sommes à un mois de la fin de l'année scolaire à quelques semaines des examens à grand tirage, je demande aux enseignants d'aujourd'hui de donner la même chance dont ils ont bénéficié par des enseignants pour qu'ils soient eux aussi des enseignants, ensuite des syndicalistes", a plaidé la ministre.

La démarche de Kandia Camara suscite des interrogations, car on ne peut menacer et prôner le dialogue. La ministre de l' Éducation nationale se braque d' abord dans une posture de combat, avant d' endosser la tenue de la mère de famille, qui a en charge "plus de sept millions" d' enfants. Pour elle, "les enseignants doivent continuer d' enseigner afin d' assurer l' avenir de ces enfants-là et non l' hypothéquer". Mais il n' est pas sûr que ses menaces les y encouragent.

La COSEFCI avait suspendu la grève pour un mois avec rétention de notes afin de laisser une chance aux négociations.



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