Alerte à la bombe dans un hôtel à Abidjan, voici ce qui s'est passé

Alerte à la bombe à Abidjan, ce qui s'est passé
Par K. Richard Kouassi
Publié le 25 janvier 2020 à 13:08 | mis à jour le 25 janvier 2020 à 13:59

La ville d' Abidjan a connu une grosse frayeur le samedi 25 janvier 2020. Une alerte à la bombe à l'hôtel Wafou, situé à Biétry, s'est répandue sur la toile dans la matinée. Quelques heures plus tard, on en sait davantage sur l'affaire.

Alerte à la bombe à Abidjan, ce qui s'est passé

L'information a circulé sur les réseaux sociaux. Une bombe aurait été découverte à l'hôtel Wafou, dans la commune de Marcory, notamment au quartier chic de Biétry.

Un colis suspect aurait été déposé au sein de l'établissement hôtelier. À en croire nos confrères d'abidjan.net, un agent de sécurité en fonction dans ledit hôtel a été le premier à donner l'alerte à la vue du paquet peu ordinaire qui se trouvait dans une chambre.

Informées, les forces de sécurité se sont déployées sur les lieux. Les éléments de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale et du Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) ont rapidement établi un paramètre de sécurité autour de l'hôtel Wafou.

Fort heureusement, elles découvriront que le colis ne représente aucun danger. En effet, il s'agissait d'un carton renfermant des batteries et des câbles qu'un client a oubliés.

On se souvient que le 13 mars 2016, un attentat terroriste perpétré sur une plage de Grand-Bassam, une localité située à 43 km à l'est d' Abidjan, a fait 19 morts, dont 15 civils (7 Ivoiriens, 4 Français, un Nigérian, un Libanais, une Allemande et une Macédonienne).


Le bilan faisait état de 33 blessés. Trois assaillants ont été tués au cours de l'attaque. Trois membres des Force spéciales avaient péri au cours de l'opération de riposte. C'est la première fois que la Côte d'Ivoire connait un tel drame de toute son histoire.

Bien que n'étant pas une cible privilégiée des terroristes, la Côte d'Ivoire a été perçue par l'ambassade française comme une région potentiellement dangereuse au niveau de la zone frontalière avec le Burkina Faso, le Mali et le Liberia.