Covid -19 : Les ressources budgétaires menacées par la pandémie

Covid -19 : Les ressources budgétaires menacées par la pandémie, selon Sani Yaya
Par K. Richard Kouassi
Publié le 19 mai 2020 à 16:25 | mis à jour le 19 mai 2020 à 17:28

La covid -19 risque de faire sérieusement mal à l'économie togolaise. Selon Sani Yaya, le ministre de l’Économie et des Finances, les ressources budgétaires pourraient chuter de 578,4 milliards de F CFA à 348,4 milliards de francs CFA.

Le Togo fortement ébranlé par la crise de la covid -19

Vendredi 15 mai 2020, Sani Yaya, ministre de l'Économie et des Finances du Togo, rencontrait à Lomé le secteur privé en vue d'une concertation. Il a profité de l'occasion pour faire savoir à ses interlocuteurs que "subséquemment et en liaison avec toutes les mesures fiscales prises pour soutenir les entreprises (…), les ressources budgétaires chuteraient de 578,4 milliards de F CFA à 348,4 milliards, en liaison avec une baisse des recettes fiscales d’environ 198 milliards, aggravée par une baisse des recettes non fiscales et de services de 32 milliards".

La covid -19 continue de porter un sérieux coup aux activités des entreprises du secteur privé. Sani Yaya a cru bon de relever que "pour la relance des activités économiques, le gouvernement s’engage à accompagner les jeunes entrepreneurs, à soutenir la production agricole en vue de l’autosuffisance alimentaire, à adopter des mesures de soutien à la consommation, à la production et à la sauvegarde de l’emploi".

Poursuivant, le ministre togolais a laissé entendre qu'à cause de la pandémie de la maladie à coronavirus, le PIB de son pays pourrait se situer à 1,3 % et connaitre une contraction de 1,5 %, alors que la prévision initiale était de 5,5 %.

"D’après la dernière révision du cadre macrobudgétaire, le taux de croissance du PIB ressortirait de 1,3%. Le produit intérieur brut pourrait même connaître une contraction de 1,5 % en 2020 dans l’hypothèse la plus pessimiste contre une prévision initiale de 5,5%", a-t-il annoncé.


Sani Yaya a estimé que "cette crise sera sans doute l'occasion de repenser notre modèle économique pour le rendre moins dépendant de l'extérieur et donc plus résilient face aux chocs externes".