L'ex-Préfet Vincent Toh Bi clashe sévèrement pouvoir et opposition

L'ancien Préfet d'Abidjan, Vincent Toh Bi
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 02 octobre 2020 à 10:03 | mis à jour le 02 octobre 2020 à 12:07

Démissionnaire de sa fonction de Préfet d'Abidjan, Vincent Toh Bi Irié avait annoncé sa nouvelle mission qui consistait à sensibiliser ses compatriotes pour des élections apaisées. Dans un message publié sur sa page Facebook, l'ancien administrateur de la capitale ivoirienne n'a pas manqué d'interpeller sévèrement pouvoir et opposition.

Vincent Toh Bi: « La démocratie, ce n’est pas pour un Pouvoir de fermer toutes les portes à une Opposition »

À moins d'un mois du scrutin présidentiel du 31 octobre 2020, les antagonismes entre pouvoir et opposition en Côte d'Ivoire deviennent de plus en plus accrus. Alors que l'opposition ivoirienne, ainsi que de nombreuses organisations internationales appellent à un report de la présidentielle afin de favoriser des discussions devant aboutir à un scrutin apaisé, les autorités ivoiriennes soutiennent mordicus que cette élection aura bel et bien lieu à la date constitutionnellement établie.

Vincent Toh Bi Irié, ancien Préfet d'Abidjan, n'a donc pas manqué d'interpeller les tenants du pouvoir d'Abidjan. « La démocratie, ce n’est pas pour un Pouvoir de fermer toutes les portes à une Opposition et lui montrer les muscles de la force républicaine. La démocratie, ce n’est pas pour une Opposition de menacer un Pouvoir et le faire plier.

Équilibre. Balance. Raison.

Cycle de tempêtes réversible.

Attention aux hérauts et aux guérilleros. Point de Héros parmi.

Vociférations puériles et inutiles. Les petites oies attendent communion.


Moi. Moi . Moi. Ego. Et toi ? » a-t-il déclaré, avant d'ajouter : « Pendant ce temps , les enfants du pays, apeurés par les camps et les tranchées, souffrent et se terrent. Où sont donc la voie et la voix du milieu, celles de la sagesse et celles du vrai peuple innocent et bon, qui veut la Paix ? Il y a de la place pour tous sur ce carré, pour peu que de part et d’autre, nous acceptions de nous parler et de laisser nos cœurs se soumettre à l’Amour. Hypocrite indifférence coupable, nous paierons tous ! »

Puis, l'ancien Préfet du département d'Abidjan conclut son envolée lyrique et satirique en ces termes : « Trop d’anathèmes. Trop de réminiscences agnostiques. Des jacqueries. À tension... Attention… »




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