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Alexeï Navalny, l’opposant russe comparaît ce mardi devant un tribunal pour avoir violé un contrôle judiciaire dans une affaire remontant à 2014, malgré les pressions occidentales et un mouvement de contestation en Russie.
Alexeï Navalny, l’opposant russe risque 2 à 3 ans de prison

La police russe a procédé mardi 02 février 2021 à plusieurs interpellations aux abords du tribunal où comparaissait l’opposant russe Alexeï Navalny, ont observé, quelques minutes avant le début de cette audience, des journalistes de l’AFP.
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Alexeï Navalany, âgé de 44 ans, a été introduit dans la cage de verre réservée au prévenu juste avant que la cour ne déclare l’audience ouverte, vers 11H20 (08H20 GMT).
Emprisonné depuis son retour en Russie le 17 janvier après cinq mois de convalescence en Allemagne à la suite d’un empoisonnement, M. Navalny, selon les autorités russes, doit être incarcéré pour avoir violé de manière répétée le contrôle judiciaire imposé dans le cadre d’une peine de trois ans et demi avec sursis prononcée en 2014 dans une affaire de détournements, un verdict dénoncé par la Cour européenne des droits de l’Homme.
Alexeï Navalny ayant déjà effectué une partie de la peine assigné à résidence, il risque environ deux ans et demi de détention.
L’opposant russe, cible de multiples procédures judiciaires

Vendredi, à en croire l’AFP, il devrait comparaître pour « diffamation » envers un ancien combattant après avoir critiqué une campagne de publicité pro-Kremlin dans laquelle il apparaissait. Il risque des sanctions pouvant aller d’une amende à cinq ans d’emprisonnement.
Il est aussi mis en cause dans une enquête pour escroquerie, crime passible de dix ans de détention, pour avoir selon les autorités détourné des dons adressés à son organisation, le Fonds de lutte contre la corruption (FBK).
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La présidente en exercice de l’OSCE, la ministre des Affaires étrangères suédoise Ann Linde, a elle souligné mardi devant son homologue russe Sergueï Lavrov à Moscou « la préoccupation de la Suède et de l’UE concernant la détérioration dans le domaine de la démocratie et des droits de l’Homme en Russie ».
La contestation en Russie intervient en outre à quelques mois des législatives prévues à l’automne, sur fond de chute de popularité du parti du pouvoir Russie unie.
