A la frontière de Hilacondji, les forces de l’ordre ont mis la main sur 13 individus de nationalité togolaise qui détenaient des passeports béninois. Ces personnes tentaient de franchir la frontière quand elles ont été interpellées à l’issue d’un contrôle policier.
Suite à un contrôle policier rigoureux effectué à la frontière de Hilacondji (Bénin – Togo), les agents de sécurité ont découvert que ces individus détenaient de faux documents les identifiant comme citoyens béninois. Parmi les personnes arrêtées, deux chauffeurs ont été identifiés comme des membres actifs d’un réseau de trafic de jeunes filles à destination du Koweït.
Il s’agit d’un réseau qui recrute des jeunes filles vulnérables en leur promettant des opportunités de travail attractives au Koweït. Cependant, ces promesses s’avèrent être de fausses illusions, car une fois arrivées dans le pays, ces jeunes filles sont exploitées et obligées d’effectuer des tâches domestiques sans rémunération adéquate ni conditions de travail décentes. Plusieurs cas avaient été déjà dénoncés par le passé. Il y a quelques mois, l’un des têtes pensantes du réseau a été arrêté.
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Toutes les personnes interpellées récemment à la frontière de Hilacondji ont été confiées à la Brigade économique et financière (Bef) afin qu’elles soient auditionnées. Elles vont certainement passer une garde à vue qui va déboucher sur une présentation au Procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).
Il est clair que les mis en cause risque gros dans ce dossier. Plusieurs infractions, dont celle de trafic d’êtres humains, pourraient peser sur eux.
