Au Bénin, le député Soumaïla Sounon Boké a comparu ce mardi 11 janvier 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Une nouvelle comparution pour l’élu de s’expliquer sur un message qu’il a posté dans un groupe WhatsApp le 7 décembre 2025. Ceci, alors que circulaient des informations sur la tentative de coup d’État à Cotonou.
Bénin : Soumaïla Sounon Boké face à la CRIET ce mardi
« C’est la fête », voilà le message qu’avait écrit le député Soumaïla Sounon Boké accompagné d’un emoji. Il avait alors suscité une vive polémique et conduit à son arrestation au lendemain des événements du 7 décembre au Bénin. La publication avait été interprétée comme une forme de soutien à la mutinerie avortée.
Devant les juges de la CRIET, Soumaïla Sounon Boké a eu l’opportunité de clarifier sa position ce mardi. L’élu a expliqué que son message avait été sorti de son contexte, assurant qu’il ne signifiait en aucun cas une approbation de la tentative de coup d’État ou une incitation à la rébellion. Soumaïla Sounon Boké a insisté sur le fait que son intention avait été mal interprétée, soulignant son attachement à l’ordre constitutionnel et à la paix sociale.
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Aussi, il a expliqué que son message était destiné à un autre groupe dans lequel il était question d’organiser une fête. Et donc par accident, le message a atterri dans ce forum. Il aurait envoyé le message selon ses dires depuis son lieu de sport ce qui justifie l’erreur de déstabilisation. Le parlementaire soutient qu’il ne saurait se réjouir de ce coup d’État d’autant plus que le chef d’État ne dispose plus que de 4 mois à la tête du Bénin.
Son conseil, Me Aboubacar Baparapé, a plaidé pour une appréciation circonstanciée du message, rappelant qu’il s’agissait d’une publication dans un groupe privé. La défense a alors sollicité une liberté provisoire pour son client. Mais, la demande a été rejetée par la CRIET.

