Au Burkina Faso, des manifestations ont été enregistrées dans la nuit du 3 au 4 janvier 2026 du côté de Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso. Ceci, à la suite de la diffusion d’une alerte faisant état d’une supposée tentative de déstabilisation des institutions burkinabè. Mais jusque-là, aucune communication officielle des autorités n’est venue confirmer l’existence d’un tel complot.
Burkina Faso : tentative de coup d’Etat, rien de vérifiés
Au Burkina Faso, la tension serait montée brusquement dans la soirée du 3 janvier dernier. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, notamment au rond-point des Nations unies à Ouagadougou et sur la place Tiéfo-Amoro à Bobo-Dioulasso informent des sources locales. Des mobilisations qui faisaient suite à la circulation d’informations évoquant une opération visant à porter atteinte aux institutions du pays.
Les manifestants, majoritairement favorables au régime du capitaine Ibrahim Traoré, ont exprimé leur soutien aux autorités de la transition. L’un d’eux s’est même confié au micro de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) : « Nous sommes sortis pour rappeler à tous ceux qui sont affamés de pouvoir et qui pensent qu’ils peuvent nous ramener dans la souffrance que nous sommes en train de quitter que le peuple burkinabè dit non ».
Coup d’État déjoué au Burkina Faso : Le gouvernement brise enfin le silence
Le Burkina Faso prend une décision forte contre les États-Unis !
Thomas Sankara : Deux images, une mémoire, ce que le temps aurait pu changer
AES : Les premiers mots du Capitaine Ibrahim Traoré en tant que Président
Selon des informations rapportées par RFI, les services de renseignement burkinabè seraient en état d’alerte depuis plusieurs jours. Dans la foulée des événements, des casernes de la capitale auraient été placées sous surveillance renforcée et des arrestations auraient été opérées, sans que les autorités ne communiquent officiellement sur ces éléments. À l’origine de cette mobilisation figure une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux par l’activiste Ibrahima Maïga, actuellement basé aux États-Unis et connu pour sa proximité avec le pouvoir en place au Burkin Faso. Dans cet enregistrement, il évoque l’existence de « ennemis du Burkina » qui prépareraient « un projet de déstabilisation du pays », incluant un plan visant « à attaquer et tuer des membres des forces de défense et de sécurité [FDS] ».
Trois jours après les évenements, les accusations relayées sur les réseaux sociaux n’ont toujours pas encore été confirmées par une source officielle, tandis que la situation reste suivie de près par les autorités et l’opinion publique.
